Commentaires

  1. Sandra
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    Tout à fait d’accord avec le contenu de cet article. Je « prêche » cette bonne parole autour de moi depuis quelques temps mais je suis hallucinée à chaque fois que je vois quelqu’un qui se dit « graphiste » et ne voit pas où est le problème.

    Tout juste diplômée, je n’ai jamais eu la tentation de participer à ce genre de concours bidon. J’ai fait mon book avec des projets personnels, des briefs et des contraintes que je me suis imposé mais aussi des projets de stage retravailllés par la suite etc. Et aujourd’hui mon book se créé petit à petit sans que j’ai besoin de me faire exploiter pour ça. Il y a des tas de manières d’étoffer son book lorsque l’on débute.

    On n’a nullement besoin de sites comme ça pour « se faire la main ». Avis aux débutants qui seraient tentés : il faut se donner soi-même des contraintes, éventuellement reprendre les brief de ces sites s’il vous inspirent (…) à condition de ne pas envoyer sa participation, de garder ça pour soi, pour son book…

    Et surtout sachez qu’un client qui vous promet la « reconnaissance » pour que vous réalisiez un projet à bas cout ou gratuitement, ne vous sera probablement d’aucune aide quant à votre réputation.

    Voilà. Et j’ajouterai que j’aime beaucoup l’exemple de l’électricien !

  2. Proxy
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    C’est marrant, mais étant étudiant j’avais créé un compte sur chacun des 2 sites cités dans l’article.

    C’est en lisant les conditions générales, que finalement j’ai ouvert les yeux.

    Finalement, après quelques années de recules, je suis vraiment consterné de voir que ce genre de site existe toujours… et surtout de voir leur chiffre d’affaire qui ne cesse d’augmenter !

    Wilogo racheté pour je sais plus combien, par fotolia, c’est de la folie !

    La vidéo que j’avais largement twitté et partagé à l’époque est vraiment bien foutue et permet d’ouvrir les yeux sur cet esclavage de l’homme par l’homme.

    Bref un bon article qui résume bien la situation, et qui fait peur quand à l’avenir de notre métier.

    Aller je m’en vais créer un site de CROWDSOURCING sur la restauration, ou un client goutera 10 plats et choisira et payera son préféré !

    Bref… misère. J’espère que les clients aussi ouvrirons les yeux.

  3. Mary
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    La vidéo parle d’elle même… et tout à fait d’accord sur les copier-coller qui sont monnaie courante sur ces plateformes.

  4. Laurent DEMONTIERS
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    Bonjour, et merci pour cet article lucide, argumenté et didactique.

    Il y a un autre argument qui joue en défaveur des sites de crowdsourcing lowcost et en faveur des graphistes professionnels:

    Les graphistes ne sont pas des magiciens et on ne peut pas savoir à l’avance si une création graphique va être efficace et servir les objectifs du client avant de l’avoir confronter à l’usage des utilisateurs.

    Dans leurs processus de création professionnels, les agences qui créés des logos ou des interfaces graphiques les testent avec un panel d’utilisateurs. Ces tests peuvent comprendre des questionnaires, de l’eye tracking, etc… Ils permettent de récolter des données et des statistiques tangibles sur le comportement des utilisateurs lorsqu’ils sont confronté à la création, et de la modifier jusqu’à obtenir le meilleur résultat possible. Ca n’est qu’avec l’analyse de ces données chiffrées et de ces statistiques que le client peut avoir une GARANTIE DE RÉSULTATS.

    Tous ce qu’ils obtiendront avec les sites de crowdourcing, ce sont des créations « au doigt mouillé » qui n’ont que peu de chance de les servir, voire qui desservir leur image leur activité.

    • Argo
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      Limite je dirais par rapport à ce « doigt mouillé » que la plupart des créations sont uniquement faites pour « être jolies » et passer carrément à coté du message du logo, des contraintes techniques (taille minimum, monochromie)…la plupart du temps, du moment que ça en jette c’est bon, car à voir les réalisations sur ces sites c’est du 2.0 à foison..

      « Oua ton logo est trop beau ! > mais c’est pour qui ? pour quoi ? »

    • ephfx
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      @Laurent :
      Les tests sur un panel d’utilisateurs pour une interface graphique, c’est une pratique normale, mais dans le cas d’un logo ou d’une identité graphique (hors interfaces numériques) j’avoue que ça m’étonne, je n’ai jamais vu cette pratique. Tu as des exemples de projets qui ont fait appel à cette méthode ? (pour un logo par exemple)

  5. mike
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    Toutes les sociétés n’ont pas besoin de ttes ces analyses. On ne bosse pas tous pr Orange ou Nike. si on prends des vraies PME avec des besoin de com, je ne parle pas des connards de jeunes entrepeneurs startupiens qui veulent un logo a 50€ (y en a bcp ^^) et quand t’as deja une PME prete a mettre 1500 à 5000€ pour un logo ou autre c’est dur de leur dire allez OK y a ça aussi en eye tracking etc… a 2500 de +
    Il y a 2 types de clients
    (Enfin on pourrait en des strates de clients aux besoins et moyens differents).
    Le probleme c’est que certains qui auraient des tunes pour avoir un bon boulot avec un free, cedent aux charmes de ces plateformes à la con pour avoir un truc a moindre frais
    Au final c’est rarement bon et avec le peu de conseil fait par les wilogogos le client ne se rends pas vraiment compte de la daube qu’il a ds les mains.

    • Christelle
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      À nuancer tout de même, certaines entreprises qui se lancent et qui achètent un logo sur wil*go peuvent avoir un positionnement encore hésitant, une cible pas tout à fait définie.

      Mon amie accompagne au quotidien des créateurs d’entreprise qui ne prévoient pas de budget communication dans leur prévisionnel. Ces personnes pensent avant tout à se créer leur emploi, ils pensent à ce qu’ils vont vendre, à leur CA. Le logo, ils le subissent, car ils savent qu’ils doivent avoir une image mais ne savent pas tellement comme s’y prendre.

      Je miserais plus sur une méconnaissance du métier. Ceux qui le dévalorisent, ne sont pas ceux qui achètent, mais ceux qui y participent. Tant qu’il y aura de l’offre, il y aura de la demande.

      J’ai un client régulier, en freelance, qui a fait faire son logo sur Wil*go. Au moment où il l’a fait, il ne connaissait pas de graphiste, il a donc fait appel à une plateforme où il était presque sûr de trouver son bonheur (80 propositions…).
      Et très franchement, le métier est tellement peu réglementé, qu’on trouve parfois des choses plus pertinentes sur ces plateformes que dans certains books de « graphistes » freelance qui se vendent à des prix « corrects ».

      Bref, même si tout ça est très vrai (crowdsourcing = caca), il ne faut pas s’étonner de voir fleurir ces plateformes. Tant qu’il y en a qui participent…

  6. Bruno Nuttens
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    @Laurent

    « Dans leurs processus de création professionnels, les agences qui créés des logos ou des interfaces graphiques les testent avec un panel d’utilisateurs. Ces tests peuvent comprendre des questionnaires, de l’eye tracking, etc… »

    Dans un monde idéal, ok, mais quel pourcentage d’agences le font réellement ?

  7. santtchez
    Répondre

    Je me fais l’avocat du diable car il faut ouvrir le débat. Il n’y a pas vraiment de tarification claire dans le milieu (de 50€ à 1000€ pour un logo), les clients sont dans le flou le plus total. Ils vont sur internet tapent « création de logo » et tombe en premier sur ces plateformes (Excellent travail de référencement au passage) qui leur offrent un concours « clé en main » pour environ 750€. Une petite PME ne va pas s’adresser à une grosse agence mais elle veut un travail encadré donc seul recours « rassurant » reste les agences de Crowdsourcing.

    C’est surement, comme tu l’as dit à la fin de ton article, le métier de graphisme qui est très mal considéré et peut être d’avantage à cause des plates-forme de Crowdsourcing, je te l’accorde.

    Un menu dans un restaurant tout le monde peut juger de sa valeur car le référentielle est connu de tous. Je pense qu’il faudrait faire d’avantage de publicité au métier et l’expliquer « plus simplement » au commun des mortels.

    • marroon
      Répondre

      « Il n’y a pas vraiment de tarification claire dans le milieu (de 50€ à 1000€ pour un logo) »

      Parce qu’il faudrait, selon toi, une tarification claire ? Aucune entreprise, mise à part les entreprises de ventes (au sens large : boutique, supermarché, hypermarché, etc.) ne propose une grille de tarif sur leur site ou ailleurs. Nous sommes des artisans. Et les artisans ça fait des devis, parce que chaque demande est unique et ne rentre pas dans des petites cases.

      • santtchez
        Répondre

        Merci Marroon pour ta réponse ! Je ne sais plus trop quoi penser … CREADS m’a apporté « une formation » que je n’avais pas à la base, elle m’a ouvert les portes d’un domaine que j’aime sans pour autant avoir suivi de formation initiale. Je me suis auto-formé et j’ai amélioré mon travail de semaines en semaines. Je suis un peu perdu … Le graphisme est un métier artistique et je pense que « tout le monde » peut trouver sa place, il en est de même pour la musique et personne n’insulte les youtubers en herbe.

      • okojo
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        Pour travailler régulièrement avec des graphistes, je ne suis pas d’accord. Certes, le prix d’une prestation varie selon l’artiste, mais on a des grosses lignes qui n’évoluent qu’en fonction de l’xp de l’artiste, de la complexité de la presta et du cahier des charges du client – pour moi, un artiste qui demande largement plus ou moins c’est quelqu’un de mal renseigné sur son propre travail.
        Le crowdsourcing est un processus à vomir. Mais cela ne justifie pas tout : j’ai déjà eu un graphiste qui m’a sorti un tarif fabuleusement élevé avec pour argument principal « c’est normal, sur wilogo ce serait moins mais moi je suis un vrai professionnel ». Non. Un vrai professionnel sait quels tarifs sont pratiqués par la concurrence et s’adapte aux tendances générales du marché.
        C’est aussi à cause de la disparité des tarifs que des entreprises se tournent vers le crowdsourcing. Je présume que cela peut paraître rassurant quand on manque de connaissance du milieu, et que ça représente une économie monstre pour les grandes marques. C’est un sacré cercle vicieux… mais des campagnes d’information (autant auprès des entreprises que des débutants) pourraient peut-être renverser la vapeur.

    • imi
      Répondre

      « Il n’y a pas vraiment de tarification claire dans le milieu (de 50€ à 1000€ pour un logo) »

      je donne souvent à mes clients l’exemple d’une voiture. On à la Twingo et la Porche, au final les 2 ont la même fonction (rouler/se déplacer)et pourtant le prix n’est pas le même car la qualité n’est pas la même !! Il n’y vraiment pas à avoir une tarification de base… et quand tu dis que CREAD t’a formé… concrètement ils se sont surtout fais du pognon sur ton dos… :(

  8. Allis
    Répondre

    Article intéressant et révélateur. Je ne savais pas que ça existait ce genre de plateforme, maintenant je saurai à qui m’adresser si j’ai besoin d’un logo.
    (joke)

    Il y a 2 remarques qui me font cruellement penser au métier d’instit :
    – les amateurs qui pensent être capable de faire le boulot à ta place parce qu’ils ont photoshop (cf les parents qui savent, puisque l’école, ils y sont allés..)
    – le fait que les refoulés au concours acceptent les postes de vacataires ultraprécaires et qui en fait font diminuer ainsi leurs chances d’avoir un jour un poste décent.

  9. wilo
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    Votre article est ridicule, vous êtes à coté de la plaque ! Cela fait 10 ans que ces plateformes existent, et vos états d’âme n’ont rien changé. Vous feriez mieux d’essayer d’améliorer le système plutôt que de vous opposer à son évolution naturelle.

  10. rhp
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    je pense qu’il ne faut pas rêver. les plateformes ont inventé un système qui va croitre. les indépendants doivent s’adapter ou mourir.

  11. Yannig
    Répondre

    Votre article est très intéressant!

    Néanmoins, comme le dit « Wilo » (avec qui je ne suis pas d’accord sur tout, par ailleurs) ce type de plateforme existe depuis longtemps maintenant. Pour moi il ne fait aucun doute que c’est un phénomène pérenne et bien établi, je pense en toute objectivité que c’est une erreur des graphistes de le combattre, il s’agit de se différencier avec de la qualité, du service et du conseil. C’est une opportunité de prouver que le travail de commande vaut plus que le travail des membres de plateforme… c’est une opportunité.

    Néanmoins, je tiens à souligner une chose: les plateformes que vous citez ne sont pas comparables, même si elles reposent toutes sur la logique de crowdsourcing. Wilogo et Creads proposent à des TPE/PME des services d’EXECUTION du travail créatif, alors qu’eYeka propose à des grandes entreprises de l’INSPIRATION créative pour leur marketing ou leur innovation. A ma connaissance, ce type de service n’existait pas à cette échelle avant l’émergence d’internet, c’est donc un créneau nouveau sur le marché, et je trouve donc cela plus novateur… en plus cela ne le place pas en concurrence frontale avec le travail des graphistes.

    Ça fait sens (comme dirait l’autre)?

  12. g1tox
    Répondre

    Superbe article! Cela me rappelle vaguement un combat (voyez un rapprochement ou non) celui des opérateurs téléphonie… Ces plateformes cassent les prix et c’est bien là leur point fort!! Et oui la crise touche tout le monde… Peut être que les « grandes boites » devraient baisser leurs prix? Car la majorité des clients préféreront un service « dégradé » a petit prix, qu’un service au prix fort, mais de qualité (malheureusement) Pourquoi pensez-vous que la France est meurtrie par la délocalisation? Seriez-vous prêt à acheter des PC français plus chère contre vos Mac ?

    • Olivier Beining
      Répondre

      @ G1TOX : Par « Grande Boites » tu inclus les consultants, designers et graphistes indépendants ?

      Tu ne penses pas que la ‘Grande Boite’ c’est justement ce type de plateforme ? qui marge sur une exploitation de compétences ?

      Si on appliquait le concept à ton métier, et qu’on te disais t’es viré, demain on passe par « SalarieGratos.fr » et on le paie que si on est content. Tu acceptes ?

  13. Olivier Beining
    Répondre

    Je pratique ce métier depuis un moment maintenant pour des Grands Comptes et des TPE/PME, donc je pense avoir une vision d’ensemble.

    Le problème est extrêmement simple et conviendra je pense à mes confrères comme aux autres.

    Soit vous voulez du sur-mesure et vous vous adressez à un professionnel qualifié, qui ira bien plus loin que de pondre un tas de pixels, il vous accompagnera dans votre communication, vous conseillera, vous avertira, anticipera …

    Soit vous vous en moquez royalement de votre image, pour vous l’important c’est de faire votre métier et donc vous voulez du prêt à porter. Du « Fast Com ».

    L’exemple des tarifs au restaurants n’est pas vraiment pertinente, tout dépend dans quel restaurant on va dîner.

    De mon expérience c’est rarement une question de prix, mais plus de : « Ai je les moyens de mes envies ».

    Dans la vie de tous les jours on accepte de ne pouvoir faire un restaurant 4 étoiles tous les jours, on ne demande pas à un concessionnaire Porsche d’aligner le prix sur une Clio …

    Bref vous m’aurez compris, ce n’est pas du protectionnisme d’un corps de métier, c’est juste de la logique.

    Je dis souvent à mes stagiaires aux Gobelins que même si on faisait des devis à 50 euros, on serait trop cher. On est toujours trop cher. Et pourquoi ? Parceque tout le monde à un avis sur le « graphisme », parceque tout le monde gribouille et à ses goûts.
    Pourtant c’est tout sauf une question de goût justement !

    Conclusion si certaines sociétés veulent manger au FastFood tous les jours, les conséquences seront une obésité visuelle. Elles ne rentreront plus dans leur communication, viendra l’heure du régime.

    Et là à grand renfort de consultant, d’agences, le prix sera beaucoup beaucoup plus élevé.

    • santtchez
      Répondre

      « L’exemple des tarifs au restaurants n’est pas vraiment pertinente, tout dépend dans quel restaurant on va dîner. »
      Tu as raison mon exemple n’est pas le meilleur, mais l’idée est là, le graphisme est un métier mal reconnu et les meilleures graphistes n’ont pas d’étoiles au guide Gobelins ! ^^

  14. Johnny
    Répondre

    Bon article assez complet, par contre vous faites fausse route en pensant que ces services sont une concurrence pour les indés. La plupart de leurs clients ne seraient pas passé par un freelance en direct. La démarche n’a, à mon sens, rien à voir.

  15. Vincent Védie
    Répondre

    Tout à fait d’accord avec cet article !
    Le crowdsourcing mérite la mort par pendaison.

    Il doit faire vivre 30 personnes en France (qui ne doivent même pas se payer correctement et embaucher des stagiaires à tour de bras), et profite de la faiblesse et du manque de confiance en soi de milliers d’internautes naïfs. Pour attirer les masses, il redistribue un peu d’argent de poche aux « gagnants » = càd une infime partie de la « communauté ». (rime avec anus dilaté)

    Humm crowdsourcing je t’aime !

    Vince

  16. Emilien
    Répondre

    C’est sociétés de crowdsourcing ne font que répondre à une demande basée sur des prix bas et une qualité modeste. Dans tous les domaines c’est le cas (automobile, telecom, textile…), pourquoi ne pas l’accepter pour le webdesign?

    Tout le monde ne peut pas rouler en Ferrari ou s’habiller en JP Gauthier, ce n’est pas pour autant que vous allez au travail à pied et nu.

    • marroon
      Répondre

      Toi, t’as pas compris le principe fondamental du crowdsourcing. Regarde la vidéo proposé dans ce billet avant de venir faire un commentaire.

      De plus tu parles d’une demande low cost. Oui, elle existe et les gens n’ont pas attendu de voir apparaître ce genre de plateforme pour en avoir une. Avant c’était les imprimeurs qui faisait la comm’ des petites entreprises et petites PME. C’était un « service+ » en complément de l’impression. Mais à AUCUN moment ils ont décidé de casser le marché et de ne pas payer leurs employés/prestataires pour le travail fournis. C’était une offre qui correspondait à une demande, OUI ! mais la base était saine et le côté social était respecté.

      Non mais sérieux là, il faut vraiment arrêter de mettre des commentaires comme ça à l’emporte-pièce basé sur aucune réflexion réfléchit et intelligente. C’est pas la foire à la saucisse là (j’ai droit à un cadeau au bout de la 3e expression foireuse ? :D)

  17. Emilien
    Répondre

    Je n’avais pas compris que c’était un blog partisan et que les commentaires opposés à la thèse de l’auteur étaient mal venus… Bien évidemment que la vidéo proposée dans l’article va dans le sens de la thèse de l’auteur j’imagine bien qu’il ne va pas se saborder en en mettant une ventant le système (et il en existe des dizaines).

    Je pose tout simplement une réflexion non pas sur le système du crowdsourcing en lui-même mais sur son fondement et sur une notion qui englobe et dépasse la seule notion de prix : c’est le positionnement.

    Le gros problème selon moi est que beaucoup de graphistes sont en partie « déconnectés de la réalité ». Je comprends tout à fait que certains graphismes, pour des grosses sociétés, soient vendus plusieurs milliers d’euros, et ça les vaut. Mais qu’en est-il quand il s’agit d’une micro-entreprise qui voudrait un site histoire de communiquer avec ses clients? Pour le moment, je ne connais pas de réelle alternative proposée par les graphistes, pour proposer des graphismes disons à 300€. Bien sûr, le créneau n’est pas le même, et je ne dis pas qu’il faut faire le même travail pour 5 fois moins cher! Mais quand je vais faire mes courses, j’ai le choix entre des produits « d’entrée de gamme », et d’autres « haut de gamme ». Les deux ont une raison d’être, et correspondent à des besoins différents.

    Au niveau des graphistes (mais aussi des webmasters), je n’ai pas l’impression que cette alternative existe. chacun se contente de dire « un graphisme ça vaut xxx€, il est hors de question de travailler pour moins que ça ». Pourtant, la demande existe, et il me semble important d’y apporter une réponse. Est-il strictement impossible de faire des graphismes « agréables », en 5h? Je ne parle pas d’un travail sur-mesure, avec retouches pour que ça corresponde parfaitement aux désirs du client, mais d’une solution « au mieux » compte tenu de son budget. Personnellement, quand je veux mettre 30€ pour m’acheter un pantalon, je ne m’attends pas à en avoir un sur mesure réalise par un grand couturier… Mais ce n’est pas pour autant que les gens qui n’ont pas les moyens de payer du sur-mesure se baladent nu.

    Internet se démocratise, et de plus en plus de monde éprouve le besoin d’avoir son site. Mais pourtant, tout le monde ne peux pas payer 5000€. Au niveau de la programmation, les CMS et autres plateformes open-source ont tenté de répondre à cette demande, en proposant aux gens de « réaliser leur site eux-même ». Au niveau du graphisme, je pense que ces sites là tentent, peut être maladroitement, de répondre à cette demande. Et tant que les graphistes ne proposeront pas des alternatives « low-cost », ces plateformes auront de beaux jours devant eux. En informatique comme partout, il faut savoir s’adapter et trouver des réponses aux besoins qui apparaissent. Tout comme les développeurs webs doivent s’accomoder des solutions open-source en proposant par exemple des prestations annexes (maintenance, personnalisation, …), les graphistes devront faire avec les communautés du type creads, wilogo et autres, et trouver leur place : soit se cantonner à des prestations pour des grands comptes, soit proposer des alternatives à ces sites pour des prix raisonnables. Se plaindre de leur existence ne changera RIEN. Il faut les prendre comme une forme de concurrent, qui ne vous fera aucun cadeau.

    • mike
      Répondre

      >>>>> »Le gros problème selon moi est que beaucoup de graphistes sont en partie « déconnectés de la réalité ». Je comprends tout à fait que certains graphismes, pour des grosses sociétés, soient vendus plusieurs milliers d’euros, et ça les vaut. Mais qu’en est-il quand il s’agit d’une micro-entreprise qui voudrait un site histoire de communiquer avec ses clients? »

      Donc tu fais un tarif à la gueule du client. Il est gros je facture plus. On peut facturer plus parce qu’une grosse société à besoin de plus de supports etc…donc cession plus importante. Mais globalement un client est un client.

      Alors un « micro-client » a besoin d’un site il lui faudrait à 50€ (j’exagere le truc) mais l’artisan qui a besoin d’un nouveau Berlingo : le concessionnaire le lui fait à l’oeil. Si t’as besoin d’investir en com ou autre, si tu montes ta société tu as un business plan. Donc soit tu as des économies et tu peux investir, soit tu vas voir ton banquier pour un crédit…soit tu ne fais pas.

      Est ce que un freelance se met en activité il a le droit à un prix pour acheter un ordi à 1000 ou 2000€ + la tablette + les logiciels.

      Faut arreter de croire que les gens dans la com font du dessin ou mumuse. Le prix ou tarif journalier est calculé par rapport à une rentabilité et pas sorti d’un chapeau magique. On fixe un tarif en fonction de ses charges etc…pour être rentable. Tu paies un site 2000€ (c’est un exemple) parce que le webdesigner va passer 5 jours à 400€ jour c’est une réalité soit 50€ /h (pour une journée de 8h de travail). Pourquoi je dis ça ? Parce que quand tu vas voir un plombier ou un artisan qui te facture 45/50 ou 75€ de l’heure pour reparer ton chauffeau ou refaire ta toiture tu ne vas pas te mettre à gueuler ou demander le tout à un tarif de 5€/ h. Soit il va te dire « tchao » soit te coller une baffe, soit rire aux eclats. Alors pourquoi DIANTRE le graphiste devrait se saigner.

      On veut qqchose de bien, on le desire fort, on croit en sa boite, on investit. Sinon c’est de la branlette de mouche !

      • Emilien
        Répondre

        On est tout à fait d’accord sur le concept. Il y a un tarif horaire minimum qu’on ne peux pas baisser. Il faut bien vivre de son travail. Pour un indépendant débutant, sans local commercial et hors grosses villes, j’aurai tendance à fixer ce seuil à 30€/h. Si on compte 20h de travail « payé » hebdomadaire, le reste étant pour la prospection, la gestion des dossiers etc, on en arrive à 2400€ de CA, ce qui revient en gros à 1000€ de bénéfices mensuel une fois les charges et autres frais déduits. Ce qui me semble être le minimum. Même si tu n’es pas d’accord avec mon calcul, on reste d’accord sur le fond : il y a un salaire minimum qu’on ne peux baisser.

        Ce qu’il faut assimiler c’est qu’en général, le prix des choses diminuent lorsqu’elles deviennent courantes. Prends une TV à écran plat, il y a quelques années ça valait plus de 1000€. Maintenant tu en trouves à 300€. Les entreprises ont-elles pour autant fermé leurs portes? Non, mais elles proposent des écran plasma, voir des écran 3D maintenant, pour le prix d’un écran plat à l’époque. Elles se sont adapté.

        • Ludivine
          Répondre

          1000€ ça te parait être le minimum ? Et tu fais quoi de la couverture santé loin d’être aussi complète qu’un salarié ? Tu fais quoi à propos de la retraite ? Car ce n’est pas en te contentant de cotiser que tu vas pouvoir vivre après 60 balais. Et j’en passe…
          20h de travail payé hebdomadaire… Non mais tu as vu ça où ? Quel freelance bosse réellement 8 heures par jour et 5 jours par semaine ? Les heures de paperasse, de devis, de factures, de briefs (pas toujours payés) t’en fais quoi ?
          Tu me parais bien à côté de la plaque sur la réalité toi.

          • Emilien

            Si tu veux parler de réalité en effet je ne bosse pas pour 1000€/mois, ni même 30€/h par heure, mais j’ai déjà conçu des prestations à 500€ malgré tout pour des très petits clients. Je pense sincèrement que pour un designer débutant 1500€, à 30€/h ce que je considère comme le « smic » pour les indépendants), ça représente 50h de travail. Et non, une prestation simple (logo, site…) ça ne demande pas ce temps là, désolé. Et je suis persuadé qu’il est aussi possible de faire un graphisme simple mais pro en 5h. En comptant une marge pour la gestion du dossier etc, il est tout à fait possible de faire un site vitrine avec un design personnalisé et une mise en page adaptée elle aussi pour 500€, voir un peu moins. Bien sûr qu’en en faisant que des sites à ce prix là ça ne serait pas très rentable, mais là on parle bien d’un prix MINIMUM, un prix d’appel quoi… Et je ne parle pas de travail bâclé, mais d’un site simple mais de qualité.

            Ce que je pointe du doigt c’est qu’il n’est pas impossible de trouver des solutions où tout le monde s’y retrouverait, c’est que les graphistes comme les développeurs ne VEULENT pas en concevoir. Ça n’est pas un problème d’incompatibilité, mais de volonté. Et c’est bien dommage.

        • marroon
          Répondre

          Oui les 30€/h c’est bien, c’est au raz des paquêrettes mais on se rapproche du 250-300€/jour.

          Bon ensuite je suis vraiment pas d’accord avec ce que tu dis. Deux choses :
          1) tu confonds salaire et CA et ça transpire quand tu t’exprimes.
          2) tu pars du principe qu’un graphiste freelance travaille et FACTURE 8h/jour, 5 j/7, 12 mois dans l’année. Hors c’est vraiment très loin d’être le cas. Et c’est là que tu te rends compte que tes 30€/h sont vraiment limite. Tu oublies également qu’un freelance n’a pas les mêmes droit qu’un salarié : couverture & complémentaire santé, couverture & complémentaire retraite, formations, etc. Tout ça il faut qu’il le paye.

          Ensuite pour ton paragraphe sur les TV c’est vraiment à côté de la plaque. Es-tu vraiment entrain de comparer une prestation de service graphique avec de la vente de produits finis ? Je t’aide un peu : gain de productivié, recherche et développement, innovation technologique, obsolescence, etc.

    • marroon
      Répondre

      Encore une fois tu parles de prix. Et je suis d’accord avec toi (même si ça transpirait pas par tout les pores). Un graphiste peut très bien faire du qualitatif à pas cher. Il fera quelque chose de rapide et bien fait (genre installer un thème WordPress sur un site et le configurer) mais ça ne sera pas personnalisé comme tu le soulignes si bien. C’est un positionnement, oui, et chacun est libre de le faire tant qu’il reste rentable (aux alentours de 250 à 300€ par jour pour un graphiste indépendant débutant).

      Mais la discussion ne porte pas là dessus et il semblerait que tu n’ai toujours pas vu la vidéo, ce qui est fort facheux il faut le convenir. Comme tu n’as pas l’air de vouloir la regarder ou de vouloir la comprendre je vais donc prendre un peu de temps et je m’en vais te narrer une petite comptine :

      Il était une fois…une entreprise dirigé par Mr Câlin. L’entreprise de Mr Câlin avait des besoins en communication, un budget serré et des délais moyens. Elle décide donc de passer par une plateforme de crowdsourcing coloré où les licornes et les arc-en-ciel volent et scintillent de milles-feux dans le ciel. Oh ! Mais qu’est-ce qui se passe ? Est-ce un miracle ? Je ne sais par quel prodige mais une armée de graphistes (grave-fist dans leur cas) ayant la bave aux lèvres et l’assiette vide se rue sur le cahier des charges et travaille d’arrache-pied pour satisfaire Mr Câlin. Celui-ci est vraiment tout content de voir tout ces esprits créatifs travailler pour lui. Mais Mr Câlin ne se soucie pas de ça. Bah oui ! Graphiste c’est un métier de passionné 😉 Mr Câlin choisit le projet qui lui convient et repart sous le bras avec son logo et sa charte graphique. Qu’en est-il des graphistes qui ont travaillé pour lui… ?

      C’est là que le ciel s’assombrit et qu’un vilain Mr Chagrin (qui aime bien parler avec des tirets parce qu’il trouve ça plus didactique) vient te raconter la suite de cette histoire :
      – Sur la nuée de graphistes qui ont bossé pour Mr Câlin, un seul a été rémunéré. Les autres ont travaillé pour rien.
      – Le graphiste rémunéré ne touche pas l’ensemble du budget de Mr Câlin. La plateforme « Licorne & Arc-en-ciel » prend une part également.
      – Le graphiste rémunéré a cédé, via la plateforme, ces droits d’auteurs.
      – Le meilleur des graphistes de la plateforme est un vrai champion : il a fait plus de 6000 propositions de logo en 6 ans pour toucher 16 000€ soit un peu moins de 3€ par logo en brut. Il se dit, qu’au final, ce genre de plateforme c’est vraiment pas top. Parce que les 6000 propositions de logo il les a pas faites en 2h…

      Moralité de l’histoire : Des gens ont travaillé gratuitement pour une autre personne via une plateforme en ligne. Ils ont effectué un travail, sans être rémunéré. Je rappelle que les esclaves dans les champs de coton étaient logés et nourris.

      Parallèle : Si tu es arrivé jusque là c’est que tu as vraiment du courage. Bravo ! A vrai la seule vraie chose à retenir dans mon laïus c’est celle-ci : Imagine que tu dois refaire le carrelage de ta cusine. Tu contactes 3 carreleurs et tu leur demande à chacun de te carreler 1/3 de ta cuisine. A la fin, tu estimes les travaux et tu décides de payer celui qui, d’après toi, a fait le meilleur travail. Question : Combien de temps avant que tu finisses au fond du canal avec un bloc de béton attaché aux jambes ?

      • Emilien
        Répondre

        J’ai envie de dire que si les règles son définies à l’avance et qu’en bons adultes consentants un groupe de carreleurs ou de graphiste accepte de travailler dans ces conditions alors où est le problème? On est libre de participer ou pas.

        • marroon
          Répondre

          Oui c’est génial la liberté. J’aimerais bien vendre des chatons morts égorgés embrochés sur un pic à glace sur la place du marché. Malheureusement c’est interdit par la loi, tout comme les perverted crowdsourcing. Pourquoi ? Parce qu’il contourne les lois sur le droit du travail, la propriété intellectuelle et créer du dumping.

          Et (j’anticipe ta prochaine remarque) pourquoi donc ces entreprises en France sont encore là puisqu’elles ne respectent pas la loi ? Tout simplement parce qu’on est en France, justement. Que ces entreprises profitent du vide juridique et du manque de vigilance des institutions. Pas parce qu’elles sont intouchables.

          • Emilien

            Les plus grosses boites du genre sont à l’étranger 99designs (AUS), 12designers (DE) et j’en passe… Ce n’est pas un problème de vide juridique français

    • Marc
      Répondre

      J’ai l’impression que c’est plus toi qui est déconnecté de la réalité. Comment comparer une production industrielle avec une production intellectuelle ????? Comprend pas…

      Pour diminuer leur prix, les entreprises vont travailler sur la qualité des matériaux, sur la quantité, peut être aussi sur les coûts de fabrication en délocalisant…

      Alors qu’un designer, qu’il travaille pour Nike ou pour la pizzeria du coin, ça lui prendra le même temps ! Tout au plus peut-il jouer sur la facture en diminuant le temps consacré et le nombre de propal (et encore je n’aime pas ce côté « faites moi plusieurs propositions », je considère que c’est un manque flagrant d’expertise) mais il y a un temps qui est incompressible. Personne ne peut tomber un logo « original » en 10 minutes et à la chaine.

      Le designer a donc un prix horaire qu’il a défini en fonction de ce dont il a besoin pour vivre et de son activité. A moins de lui promettre du boulot à plein temps pendant plusieurs mois et qui lui assure un montant défini ce sera difficile de lui faire tirer ses prix vers le bas.

      Non décidément c’est vous qui est déconnecté de la réalité.

  18. Emilien
    Répondre

    Pour résumer, en effet je trouve que Wilogo, Cread and compagnie n’offrent pas une solution respectueuse pour les graphistes, mais le fait est que les graphistes n’ont pas non plus la volonté de trouver des alternatives permettant de répondre à la demande sans pour autant devoir brader leur travail.

    Sur ce, bien à vous et bonne soirée

  19. marroon
    Répondre

    J’avoue ne pas savoir de quoi tu parles quand tu parles de « trouver des alternatives permettant de répondre à la demande ». Il n’y a pas d’alternatives à trouver. Si un client à 500€ de budget, n’importe quelle prestataire peut lui faire une prestation à hauteur de ces 500€. Ça va être du basique et du vite fait, oui, mais à 500€ on a pas plus.

    Ensuite excuse moi de te le redire mais t’es vraiment à côté de la plaque quand tu parles de taux horaire. Bien sûr qu’on ne facture pas en réel le temps passé, c’est toujours une estimation et le tarif/jour comprend les différents aléas qui peuvent survenir dans une prestation ainsi que les périodes de creux. Parce que justement, un graphiste ne facture pas tout les jours et doit payer ses charges lui-même.

    Je trouve ça quand même incroyable que tu viens nous tenir la jambe avec ton discours de tarif au rabais alors que si t’appelles un plombier et qu’il te demande 75€ de l’heure tu vas fermer ta gueule et payer. Le tarif/jour d’un graphiste freelance n’est pas un chiffre sorti d’un chapeau de magicien, il résulte d’un calcul prenant en compte le seuil de rentabilité et en ajoutant une marge pour être rentable.

    Bref, j’en ai fini avec ça. Juste 1 conseil : ne vient pas traîner sur les forums Kobone, Wisibility, 1Dcafé, etc. Tu vas te faire incendier.

  20. Emilien
    Répondre

    L’exemple du plombier tombe mal car j’en avais besoin d’un justement la semaine dernière et lorsqu’il m’a annoncé son tarif j’ai décidé de faire le travail moi-même. Bilan: 150€ d’économies et la satisfaction du travail fait soi-même. Ce n’est certes pas du travail de pro mais ça y ressemble. Ça s’appelle une solution alternative et peu importe le domaine comme bon nombre de consommateur je cherche toujours le meilleur compromis qualité/prix.

    Tes propos résument bien ce à quoi je m’attendais : une réaction plutôt épidermique, bien que parfaitement argumentée. Concernant les sites dont tu parles, j’ai l’espoir que les gens « d’en face » , les graphistes ou autres, sont doués de raison et capables de discuter calmement aussi, on est pas obligés de les faire passer pour je ne sais quoi.

    Comme tu le dis, je pense qu’on va en rester là, puisqu’il y a une certaine incompréhension. Il m’a semblé insister plusieurs fois sur le fait que oui, ce système n’est pas respectueux des graphistes. Je ne vois pas comment le dire plus clairement… Cependant, il me semble intéressant d’essayer de comprendre pourquoi ce genre de site se développe, et d’essayer de trouver d’autres façons de faire plus respectueuses des graphistes. Ca me semble simplement plus constructif que de simplement constater que ça dévalorise votre profession.

  21. marroon
    Répondre

    Pour le ton, le vocabulaire et les propos employés c’est volontaire.

    Pour ton anecdote sur le plombier, j’ai pas forcément grand chose à rajouter hormis le fait que je suis d’accord avec ta démarche mais que ça n’a rien à voir avec notre discussion. Au même titre que ta remarque du le prix des téléviseurs :)

    En ce qui concerne le fait que ce genre d’entreprise existe, j’ai déjà donné plusieurs éléments de réponse dans mes différents commentaires. Le simple fait que ça se développe n’est en rien un argument. Les sectes se développent et accueille de plus en plus de monde c’est pas pour ça que c’est une bonne nouvelle. Ce genre de business model ne peux être viable avec une solution satisfaisante : au hasard, rémunérer les graphistes comme pour un appel d’offre (prix gagné : XXX€ / prix perdu : XX€). Ça leur coûterais beaucoup trop cher.

    Enfin, je ne comprend toujours pas pourquoi tu t’évertues à défendre ce business model alors que tu nous répètes à longueur de commentaire que tu es contre le travail gratuit et qu’il y a un tarif/jour minimum à avoir. Alors plusieurs cas de figure :
    – tu es salarié chez eux;
    – tu es membre chez eux;
    – tu es client chez eux;
    – obiwan kenobi.

  22. Agence web
    Répondre

    Bonjour,
    Merci pour ce billet!
    Je débute encore dans le domaine du crowdsourcing, ce billet m’a permis de prendre conscience que j’ai encore du chemin à faire, toutefois, j’ai un peu avancé dans mes études.

  23. James
    Répondre

    Bonjour,
    Je ne suis ni designer, ni client, ni membre d’un quelconque site. Mais je m’intéresse simplement à différentes tendances sur le web. Et je trouve ici un sujet particulièrement intéressant et complexe.

    En lisant votre échange, j’ai bien l’impression qu’il y a une sorte d’incompréhension.
    On admet à la grande majorité que les plateformes de crowdsourcing ne proposent pas un modèle respectueux du travail des designers.
    Mais ceux qui y participent sont bien des designers, on ne les force pas. Mais je doute qu’ils se consacrent exclusivement à ça pour la plupart.

    En tout cas, je crois que Emilien (apparemment pas designer), sans forcément prendre partie, pointe quelque chose d’évident puisque ces plateformes sont là:
    Une demande existe pour ces prestations à moindre prix. TPE/PME sans grand budget, entrepreneurs, commerçants, etc. Tout ces gens là n’ont aucune idée du prix d’un webdesign et ne comprennent pas pourquoi ils devraient mettre une grande partie de leur budget dans un logo alors qu’il y a tellement d’autres choses aussi importante à faire, voire plus, dans la construction d’une entreprise. Donc pour eux, c’est un prix bas/modéré ou rien. Et donc potentiellement autant d’opportunités manquées pour les designers.

    Ce qui inconcevable pour certains est bien une réalité.

    Certes il y a des dommages collatéraux, comme des entités qui auraient les moyens de se payer une professionnel au « juste » prix mais qui se tourne vers ces plateformes.

    Les facteurs d’évolution d’un marché sont nombreux. Un marché n’est pas statique. Il en est de même pour le marché du webdesign qui répond à une demande, un environnement, une mode et bien d’autres facteurs.

    Cependant, je ne pense pas qu’un bon freelance n’ait du soucis à se faire.

    • marroon
      Répondre

      « On ne les force pas »

      > Je m’y attendais, il aura fallu attendre 49 commentaires pour que cette phrase sorte enfin.
      Ma réponse : On force personne à travailler comme des clandestins chinois, on force personne à bosser en salariat déguisé pour un patron qui vous exploite, on force personne à se défoncer au crack. Tout va bien, ON FORCE PERSONNE !
      Réponse un peu primaire mais qui a le mérite de te démontrer la débilité de cette phrase.

      « Une demande existe pour ces prestations à moindre prix »

      > Oui une demande existe mais l’offre elle existe aussi ! Des webdesigners capables de te monter un site web pour 500€ dans la journée avec un template de site et un design simpliste. Des solutions pas cher proposé par des entreprises sur la base du DIY (Do It Yourself) comme par exemple 1&1. Il existe plein de petites solutions pour petit budget. Mais la solution qui consiste à faire travailler 50 personnes pour ma gueule et d’en rémunèrer qu’1 seule, non, non, non et non, MERDE ! Arrêtons de minimiser ce phénomène ! Vous ne voyez pas que ce système possède un côté pervers des plus odieux, participe allègrement au dumping et fais un nivellement par le bas d’une profession toute entière ?

      Alors oui, effectivement, les bons et les moyens designers n’ont pas trop à être inquiéter par ces plateformes là mais est-ce une raison pour rester là à rien faire ?

  24. James
    Répondre

    J’ai l’impression que vous refusez de voir que nous sommes (moi et d’autres intervenants) de votre côté sur le fait que nous ne justifions en aucun cas ces plateformes de crowdsourcing.

    Ce que vous estimez comme simpliste est vrai. On ne force personne. Vous n’avez pas envie d’y participer, n’y participez pas. Pourtant des gens y participent (designers freelance, petites agences mais aussi pleins de non-professionnels) et personne n’est derrière eux pour les menacer (vos exemples exagérés montrent une argumentation qui s’essouffle). Si des étudiants ou autres amateurs y trouvent leur compte, tant mieux pour eux (ou tant pis sur le long terme). Mais ils y participent. Pourtant, ils sont designers, comme vous. Ou bien non justement, car chacun répond à une demande différente.
    J’observe sans partie pris. Admettez qu’il en est ainsi. Pour ma part, je comprends très bien vos arguments.

    Je précise que je suis de ceux qui pense que le modèle du crowdsourcing sur ce secteur n’est pas un modèle juste et que les discours de ces acteurs cachent une vérité moins belle.

    Vous avez l’air de tout mettre sur le même plan. Pourtant, la qualité et la personnalisation n’est pas la même entre ces plateformes à prix modérés et un freelance ou une agence. Certains y trouvent leur compte, d’autres non.

    Je ne dis pas qu’il faut « rester là à rien faire ». Il y a là peut être une mission d’information et ce genre d’article y contribue.

  25. marroon
    Répondre

    L’argumentation ne s’essouffle pas. C’était uniquement une pirouette comique pour vous faire comprendre que l’argument « on ne force personne » est totalement bancale.

    J’attaque les designers et les clients de ces plateformes parce que les attaques répétées de la communauté graphique contre ces plateformes n’ont rien donné. On a eu droit à du discours marketing avec de beau élément de langage, de la langue de bois et du « on ne force personne » qui veut dire en sous-entendu : « Oui on a un système pourri qui profite des gens. On a trouvé des pigeons mais on les force pas ». On a même eu droit à un joli tchat écrit de la part de Cr*ads qui a finit en joute verbale. On fait de la pédagogie avec nos confrères/parias ainsi qu’avec les clients. Mais c’est dur, usant et fatiguant de constamment défendre son métier surtout que c’est pas la seule chose contre laquelle il faut se battre (au hasard, le non respect des droits d’auteurs…)

    Bref, sachez que des actions sont menées par la communauté Kobone : le sous-titrage de cette vidéo pour une diffusion dans la communauté francophone ainsi qu’une série de lettres envoyés aux différents ministères susceptible d’être en charge de l’affaire. Notez également que le principal syndicat des design (l’Alliance Française des Designers) est au courant de ce genre de pratique et n’hésiteras pas à mener quelques actions.

  26. Delfe
    Répondre

    @ Emilien : bien sûr que ce serait merveilleux d’avoir des offres de logo (ou autres) adaptées à tous les budgets et tous les profils de demande.
    Sauf qu’à un certain moment le temps de travail devient incompressible et les tarifs ne peuvent descendre davantage.

    Pour en revenir à ces plateformes, le danger est double : d’un point de vue économique/conditions de travail, mais aussi d’un point de vue qualitatif.

    Pour le premier il faut bien comprendre le principe de ces modèles, et pour ça il suffit de s’appuyer sur les chiffres que nous livrent ces plateformes elles-mêmes. Par exemple Wilogo sur sa home, qui se targue de réunir 20.000 « graphistes » (soit déjà plus que d’inscrits à la Maison des Artistes !! pour dire le niveau déjà, surtout quand on vend un service professionnel)

    Ces 20.000 graphistes ont pondus depuis la naissance de Wilogo plus de 450.000 logos (ou créations) dont 2726 réellement vendues pour 1.376 k€ reversés au graphistes soit 68€ par graphiste.
    Là déjà on devrait sentir le malaise.
    Mais ceci reste une moyenne car près de la moitié des logos vendus le sont par une minorité, soit une cinquantaine de graphiste (et encore je pense être très optimiste).

    Autant dire que le premier péon qui passe et que l’on a bien sûr « pas forcer à s’inscrire et participer » n’aura que de très minces chances de remporter ne serait-ce que les quelques centimes qui lui permettrait de rembourser sa connexion pour poster son « travail » (1 chance sur 166 si on se fie aux chiffres de Wilogo, et même moins si on considère qu’une cinquantaine de gars squatte la moitié des places payées des concours).

    Donc déjà vendre le truc comme une opportunité pour les graphistes c’est se foutre un peu de la gueule du monde quand on n’a pas 1% de chance de voir la couleur d’un billet. Ce serait digne d’un slogan de la Française des jeux mais ça n’a rien à faire dans une offre de service professionnel.

    Ensuite il faut voir que ces 1.376.000 € pour les 20.000 graphistes, ce sont autant qui partent dans les poches des « organisateurs ». Deuxième malaise.

    D’où ma question à ceux qui défendent l’idée du « c’est l’évolution du métier qui veut ça », que se passera-t-il le jour où dans chaque entreprise le patron ne rémunèrera que le ou les meilleurs salariés du mois ?
    Et pour les autres qui auront trimé tout autant ? Bah je sais pas, après tout on ne les a pas forcé à trouver un boulot, ni à signer leur contrat de travail !
    Mais on peut aisément admettre que comme ça, il n’est pas difficile de vendre quoi que ce soit au rabais (et Émilien trouve la réponse à sa question).

    Il faut aussi se rendre compte que ce modèle est une spirale négative. On essaye de faire passer le travail gratuit pour normal.
    Je pense que la plupart des personnes inscrites, celles qui n’ont jamais touché une cacahuète, c’est à dire la grande majorité, ne doivent pas avoir grande expérience du milieu professionnel en tant qu’entrepreneur ou indépendant. Ces personnes là, par naïveté peut-être, ou du fait d’une bonne com’ sûrement, ne voit que le 1% de tirer son épingle du jeu en occultant les
    99% de revenir brecouille.
    Après tout 100% des gagnants ont tenté leur chance !
    Qui n’a jamais rempli un bulletin de loto un vendredi 13 après un spot TV bien placé ou le bon mot d’un collègue de boulot ?
    Mais le jeu c’est le jeu, et là on parle de travail/profession/boulot.

    (Curieusement, je passe du coq à l’âne, il faut savoir que les plus gros joueurs de Loto ou jeu de hasard sont les classes les plus modestes, et que les résultats financiers de la Française des Jeux progressent de façon inversement proportionnelle au pouvoir d’achat de ses joueurs : En résumé moins il y a d’espoir, plus on joue… et plus on s’enfonce. Je trouve cette réalité pas tellement éloignée de notre sujet au final).

    Bref, spirale négative donc, où aveuglé par le gain on ne se pose pas la question de savoir si bosser pour des prunes c’est bien ou pas, et on finit par l’accepter. Conséquence : pourquoi d’autres ne se priveraient pas de faire bosser des larbins à l’œil.

    Pour reprendre l’exemple des carreleurs prêts à bosser gratos je serais curieux qu’on me les présente. On ne trouve ça nulle part, ni chez les restaurateurs, ni les avocats (pour citer la vidéo), à croire que seuls les graphistes sont assez cons pour ça…
    L’explication n’est pas très dure à trouver mais ce n’est pas le débat.

    Je m’étale, désolé mais j’avais des choses à sortir apparemment… je vais finir avec le point de vue qualitatif que j’évoquais au début. Et puisqu’un bon exemple vaut 1000 mots, voici un extrait de commentaire récupéré sur un autre blog de la part d’une « graphiste » opérant sur ces plateformes :

    « Je ne passe jamais plus de 15 minutes sur un logo. Et si un logo n’est pas vendu, rien ne m’empêche de le proposer indéfiniment. »

    Ça se passe de commentaires sur le professionnalisme de ces « graphistes ».
    On jette à la benne les 9 dixième de ce qui fait le métier de graphiste, l’écoute du client, l’analyse de ses besoins, le conseil et la réponse personnalisé. Bravo.

    Donner aux gens de la merde à bouffer, ils finiront pas s’y habituer et vous en redemanderont même.
    Autre spirale négative, qui n’est plus à démontrer si on regarde en arrière, que ce soit dans nos assiettes ou à la TV pour ne citer que cela.

  27. Chab
    Répondre

    Bonsoir,

    J’ai 35 ans et je suis chauffeur livreur depuis maintenant 16 ans ( et oui…le meilleur métier quand on a pas été bon à l’école!!! lol ). Recemment, j’ai entrepris une reconversion professionelle dans le graphisme et le web où j’ai pu gratter un diplôme équivalent a Bac+2 et sachant d’ou je viens, c’est une grande fierté pour moi. Je sais qu’aurais bientôt a choisir une spécialité mais je n’est pas encore fais mon choix. Je me tate pour aller chercher une license, master etc… Bref…

    Ayant obtenu mon diplôme au cours d’un Fongécif, j’ai été tenu de reprendre mon boulot de chauffeur livreur ( faut bien bouffer hein! ) . Je cherche actuellement un poste dans ces nouvelles branches mais sans succès. Mais pour pas perdre la main, j’ai réussi a réaliser quelque projet web pour des connaissances et je me suis inscrit sur ces fameux sites de crowdsourcing.

    Et pour tout vous dire, je ne vois pas ce que ces sites pose comme problème.

    Comme le dit James, ils ne forcent personne!!!!
    Je comprend vos arguments que tout travail mérite salaire, mais meme en etant débutant et connaissant plus ou moins le tarif d’un logo, charte graphique etc… j’ai quand meme été contacté par des agences qui me proposais 1150€ mensuel à 39h/semaine ( meme pas 35!!!!!!mdr ). E ceci est beaucoup plus choquant à mon sens!!!

    Le fait qu’il n’y est qu’un seul graphiste de rémunéré sur ces sites, je le sais depuis le départ et ce n’est pas un problème car je le prend comme une compétition.
    De plus, je ne pense pas que les graphistes présent sur ces sites le soient pour 100% de leur temps, ils sont tous salariés ou freelances à coté. C’est certain meme.

    Et pour finir, si j’avais eu la jugeotte de créer ce genre de sites à l’éppoque, et bien je ne me serais pas privé. Et oui les gars, un business est business!!!
    Bon je sais que certains vont me descendre sur ce post mais bon en attendant je vous assure, moi ca me permet de pas perdre la main en attendant un avenir meilleur. En plus s’il y a un ptit billet au bout, ca sera pas de refus!!!

    Bien à vous!

    • marroon
      Répondre

      Tu es inscrit sur une plateforme de crowdsourcing, ok. As-tu un numéro de SIRET ? Un statut fiscal, juridique et social pour ton entreprise ?

      « je ne pense pas que les graphistes présent sur ces sites le soient pour 100% de leur temps, ils sont tous salariés ou freelance à coté. »
      > LA phrase qui te décrédibilise totalement et où on voit bien que tu ne sais absolument pas de quoi tu parles. C’est pas grave, tu débutes dans ce domaine. Mais il y a encore du chemin à parcourir.

      Sinon, vu que tu es chauffeur-livreur. Que dirais-tu de faire une course avec 50 autres chauffeur-livreur et que celui qui arrive en 1er à destination soit payé le quart du prix normal et les autres ne seront pas payés ? Hein ? Ça te branche ? Là bizarrement je suis sûr que tu aurais moins à bouffer chaque jour dans ton assiette. Et que tu viendrais pas défendre ce système là.

      Dernière chose : « on ne force personne ». Je suis sûr que toi on ne t’as pas forcer à être chauffeur-livreur…

      Think about it.

  28. Chab
    Répondre

    @Delphe

    « Je ne passe jamais plus de 15 minutes sur un logo. Et si un logo n’est pas vendu, rien ne m’empêche de le proposer indéfiniment. »

    Mais ne soit pas choquer par les dires de ce graphiste….nous le faisons tous sur ces sites.
    Faire des réalisations sur ces sites n’est pas un travail mais plutôt un passe temps qui peut être rémunérer! La est la nuance.
    Les clients de Wilogo ne reviendront jamais vous voir pour un autre projet alors en gros pourquoi se prendre la tête…. Ce ne sont pas des clients que tu as en tete a tete qui peuvent te dire reellement leur désir et que tu peux conseiller…

    Ne t’inquietes pas, les graphistes sur Wilogo et autres savent très bien où ils sont et ne se comporteraient jamais ainsi en tant que freelance ou salarié en agence devant un Vrai Client.

    Cordialement.

    • marroon
      Répondre

      « Faire des réalisations sur ces sites n’est pas un travail mais plutôt un passe temps qui peut être rémunérer! La est la nuance. »

      > Parce que graphiste ça n’est pas un passe-temps. C’est un métier.

      « Les clients de Wilogo ne reviendront jamais vous voir pour un autre projet alors en gros pourquoi se prendre la tête »

      > Bah non, c’est sûr, à force que ce système se développe, on ne risque pas de revoir ce client. Ni d’ailleurs les suivants qui, à la base, ne serait pas venu sur ce genre de plateforme.

      « Ne t’inquietes pas, les graphistes sur Wilogo et autres savent très bien où ils sont »

      > Ou pas.

      • Chab
        Répondre

        Graphiste ce n’est pas un passe temps mais un métier……

        Biensur que c’est un métier mais cela peut être aussi un passe temps pour certains autodidactes par exemple….

        N’as-tu jamais fait appel a une connaissance pour tes problemes de plomberie??? Pourtant plombier c’est un métier, non?
        N’as-tu jamais fais appel a une connaissance pour un déménagement??? Pourtant déménageur c’est un métier, non???
        N’as-tu jamais fais appel a une connaissance pour un souci de mécanique sur ta voiture contre quelque euros??? Pourtant mécanicien c’est un métier!!!! Bref la liste peut être longue.

        En ce qui concerne tes questions sur le n° Siret etc….. Et bien oui je me suis déclaré en tant qu’auto-entrepreneur et je vois pas où tu voulais en venir avec cette question….??? Tu pensais tout de même pas que je t’enlevais le pain de la bouche en étant pas professionnel ???

        En ce qui concerne mes pensées sur le fait que les graphistes présents sur ce site ne le sont pas pour 100% de leur temps… Alors si ce n’est pas le cas, je dirais qu’il faut vraiment être un imbécile heureux pour être en freelance et uniquement travailler sur Wilogo et compagnie….. Mais ca n’est pas mon cas et ca ne le sera jamais!!!!

        Pour ton histoire sur la course a 50 chauffeurs… XPtdr…. J’avoue elle est pas mal celle la!!!!! Pour te répondre, je dirais que ca n’a rien a voir étant donner que pour faire un logo sur wilogo je suis au chaud chez moi sur mon ordi et je n’engage que mon temps ( au lieu de regarder les Experts, Un diner presque parfait etc… choisi la version que tu préfère !!!!lol ) alors que pour la course dont tu parles je dois engagé mon véhicule ( risque d’accidents) , de l’essence etc…..

        Et tu voulais savoir si on ne m’a pas forcé à être chauffeur livreur…bahhhhh biensur que non!!!! Je l’ai choisi de mon plein gré….. Tout comme de m’inscrire sur Wilogo!!!

        Think about it too…..

  29. marroon
    Répondre

    @Chab>

    Tu n’as pas compris la différence entre donner un coup de main à une connaissance (cf ton exemple : plombier, mécanicien) et une plateforme marketing qui use et abuse du travail gratuit d’autrui et qui squatte le devant de la scène sur les requêtes google.

    Concernant ma question sur le numéro de SIRET, oui c’était volontaire, je voulais savoir si en plus d’être inscrit sur cette plateforme, tu bossais au noir.

    Pour le parallèle avec les chauffeurs-livreurs, tu mets en opposition les coûts de fonctionnement de deux métiers. Soit, c’est très bien. Mais tu ne prend pas en compte les frais de fonctionnement d’un graphiste freelance : ton chauffage, ton électricité, l’amortissement du matériel informatique, les licences logiciels (d’ailleurs…tu les payes ?), etc.

    De plus, je pense que tu n’as pas compris le sens de « forcer quelqu’un à faire quelque chose ». C’est pas grave. Sache qu’il y a derrière ce terme là plein de chose sous-jacente comme par exemple « être forcer de faire quelque chose par manque de choix, d’opportunité, de talent ».

    Bref, de toute façon on sera pas d’accord. Je te souhaite bonne chance dans ta reconversion en espérant que tu sois, à l’avenir, un peu plus alerte sur ce genre de pratique.

  30. Aurels
    Répondre

    J’ai pas lu TOUS les commentaires parce que c’est chaque fois la même rengaine, mais voilà mon point de vue : à chacun son métier. Des graphistes indépendants, débutant ou confirmés, il en existe des dizaines de milliers. Des dizaines de milliers sur un marché déjà ultra-saturé. En temps normal, en comparant l’offre avec la demande, combien de ces graphistes peuvent vivre correctement toute l’année ? Pas la moitié. Et en encourageant ces plateformes où le premier venu peut s’inscrire et participer, cela ne fait que dégrader l’ensemble d’un secteur déjà en crise. Essayez d’appliquer la même méthode avec les autres secteurs d’activité quels qu’ils soient. Vous verrez le bordel que ça peut mettre dans une profession.
    Bref, je pense que ça a déjà été dit un peu partout dans les commentaires. Autre point : Arrêtez de parler de qualité. Plus de la moitié des logos proposés dans les concours de ces sites sont simplement des vectos tirés de banques d’image, certainement téléchargés illégalement pour ne pas payer les droits dessus, et par-dessus lesquels le « graphiste » a mis le nom du « client ».
    Et vous OSEZ dire que c’est un exercice formateur, que ça vous aide à avancer et à vous former pour le métier ? Vous croyez vraiment qu’un graphiste qui va réaliser un logo, il va aller piocher dans les banques d’images, choisir celle qui lui plaît et ajouter un nom par-dessus ? Arrêtez. La vraie formation dont vous avez besoin n’est pas d’aller piquer le travail de professionnels qui essaient d’en VIVRE (vous savez, nourrir une famille, payer son loyer, etc… je parle pas de se faire 40 euros d’argent de poche comme le souhaite la plupart des membres de ces sites), la vraie formation que vous pouvez faire pour vous entraîner, c’est bosser dans votre coin à tenter de créer un nouveau logo pour telle ou telle marque existante, faire des exercices sur des boîtes imaginaires, et SURTOUT vous renseigner sur la réalité du métier de graphiste.
    C’est dommage que le principe de Peter ne s’applique pas sur ces plateformes, parce que là franchement, les « graphistes » qui défendent ces sites ont atteint je pense leur plus haut niveau d’incompétence.

    Bon allez, c’est pas tout, mais faut que j’aille faire le tour des restaurants de la ville pour qu’ils me préparent tous un menu, je paierais seulement celui que j’aurais aimé le plus. Et encore, un forfait de 20 euros parce que faut pas déconner, je suis pas un VRAI critique gastronomique non plus…

  31. Chab
    Répondre

    @ Marroon

    Je persiste à penser que les créas déposées sur ces plateformes ne servent pas à payer le coût de fonctionnement du graphiste mais plutôt a mettre du beurre dans ses épinards…

    Lorsque je parlais de connaissance pour des ptits soucis de plomberie ou mécanique, ne joue pas sur les mots enfin !!! tu sais comme moi que c’est bien souvent une connaissance de ta connaissance qui te fais le job pour un tarif bien plus généreux qu’une entreprise….et oui cela s’appelle du travail au noir. Mais bon, vu que c’est pas ton METIER tu trouves ca cool…..par contre si c’est dans ton domaine du graphisme tu vas crier au scandale!!?? voyons!!!!

    De plus tu m’as l’air bien aigris pour me demander si je paye mes licenses de logiciel. OUI j’ai payer les logiciels, ce qui ma fait mal au $%? d’ailleur!! Tu penses quoi au juste exactement? que je fais une reconversion à la va vite? qu’un chauffeur livreur ne peut pas se payer ces logiciels?? Tu penses sans doutes que tu est le seul graphiste droit dans ses bottes. Détrompes toi mon ami, il n’y a pas que des crapules sur cette terre!!!
    Et je t’assures que c’est pas mes creas rémunérées ou non qui vont me rentabiliser…mais plutot les clients que je démarche tout seul comme un grand et par le bouche à oreille…

    Tu sais tu me fais penser aux taxis parisiens qui veulent le monopole du transport de personne et essaient de faire fermer les motos taxi, les ambulances vsl etc…Mais il ya du travail pour tout le monde!!! pour le graphiste en freelance, pour les agences et meme pour les graphistes de Wilogo!!!! personnellement je me bouge plutot deux fois qu’une pour trouver des clients ( et il y en a ) mais je n’irais pas cracher sur les créateurs des sites de crowdsoursing pour autant. Je ne vois pas en quoi ces plateformes tuent le GRAPHISME. Ils ont juste trouver un créneau pour ce placer dans cette discipline et c’est pas pour autant que toutes les société du monde entier vont aller s’y inscrire!!! On dirait qu’ils t’on piqués tous tes clients, sérieux!!! lol

    En tout cas, très sincèrement, je te remercie de m’encourager dans ma reconversion, c’est très gentil de ta part!

    Mon dernier mot ( peut-être ) sera de vous dire, amis Graphiste POSITIVEZ!!!!!!!

    • mike
      Répondre

      Serieux Chab tu ne comprends pas quoi dans ce que dis Marroon ? Avant de parler du reste on te dit que ces plateformes, de bases, c’est mauvais.
      Ce n’est pas difficile de comprendre que de faire travailler 100 mecs pour n’en payer (et comment) qu’1 seul au final, marger comme un porc (et prendre plus que le graphiste lui même qui a fait 90% du taf) et bafouer les droits d’utilisation c’est bien.

      As tu bien vu la vidéo ?
      As tu bien lu au dessus les prix annoncés, comme quoi c’etait ridicule et dérisoire ?

      Tu veux faire ce métier, mais participer à ces plateformes ça tue ton « futur » métier…que ce soit en free ou en agence. Quand tu comprendras que tu as des charges, loyer etc…et que tes « futurs » clients préféreront avoir un logo à 50€ là ou un travail de professionnel avec des compétences, un suivi, un relationnel (comme l’a bien expliqué Actulogo/aurels).
      tu te tires une balle dans le pied, toi même, comme un grand.

      c’est pas compliqué de comprendre cela non !

  32. marroon
    Répondre

    @chab > J’arrête là. On n’arrive pas à se comprendre et je ne vois pas comment je peux t’expliquer autrement que ce genre de plateforme est basé sur le travail fournis gratuitement par une communauté. Que ce genre de pratique est entrain de vampiriser tout le secteur d’activité. Et touche désormais les institutions (AONR = Appel d’Offre Non Rémunéré), les agences (maquettes gratuites) et participe à la paupérisation d’un secteur et est un nivellement par le bas de toute une profession. Tu es encore tout « jeune » graphiste, tu ne te rends pas encore compte. J’espère que tu feras la lumière sur tout ça, que tu changeras d’avis et que tu reviendras dénoncer ce genre de pratique.

    @Aurels > +1 :)

    • Aurels
      Répondre

      @Chab Non c’est faux : une situation réelle, ça commence avec un briefing les yeux dans les yeux avec le client, une réunion d’au moins une heure pour définir les stratégies, les objectifs, les cibles, etc… et cerner le profil, la philosophie et les goûts du client. Une situation réelle ça ne se résume pas à trois lignes de description et trois mots de contrainte sur une page web. Une situation réelle ça exige du dialogue, de la proximité voire de la complicité avec le commanditaire, ce qui n’est pas le cas sur ces sites. Une situation réelle ça induit que le client ET le designer travaillent ensemble et pas seulement le designer dans son coin. Qu’il y ait des échanges, des idées communes ou des forces de proposition pour parvenir à des propositions crédibles et abouties.

      • Chouby
        Répondre

        Je comprend bien ce point de vue, mais y’a bien des clients qui ne veulent pas de réunions avec le designer. Un plombier, il veut un sigle pour sa camionnette ou un fly à distribuer, il veut pas passer 2h à avoir une complicité avec un designer. Ces 2h là vont lui coûter aussi cher que la créa.

        C’est dans ce cadre là qu’il faut bien qu’il y ait des services ecommerces ouverts 24/7 et où on peut commander en 10min

        • marroon
          Répondre

          « C’est dans ce cadre là qu’il faut bien qu’il y ait des services ecommerces ouverts 24/7 et où on peut commander en 10min »

          Non. Car la communication et le design c’est pas un supermarché.

          Et pourquoi te concentres-tu sur les réunions ? On ne fournis que des exemples. Bref, encore une fois totalement à côté de la plaque.

  33. Charles
    Répondre

    Super article. Je le met en favoris pour les prochaines personnes qui me demanderont de ce que je pense de ce genre de site.

    Juste le ptit bémol ce serait ton paragraphe sur les graphiste amateurs qui s’essaient au métier via ces plateforme. C’est un peu élitiste. Tu part du principe qu’il ne sauront jamais bien faire.
    Et puis pour quelqu’un qui n’a jamais eu de client ni de formation ça peut être un moyen peu engageant de gagner un peu de confiance en soi.

    Après je suis complètement d’accord avec toi. C’est pas viable pour un graphiste. Ca tue le métier et seule participent les personnes qui ne se rendent pas encore compte à quel point c’est peu rémunérateur.

    Merci pour les articles. Au plaisir de lire les suivants.

  34. Chab
    Répondre

    Bon, j’arrete là moi aussi.

    Je dirais juste pour finir, ou plutot je répèterais juste, mon sentiment que la majorité des graphistes présents sur ces sites sont salariés ou indés à coté ou sont comme moi salarié dans un autre domaine d’activité. Je ne pense pas que ces plateformes soient leurs seules moyens de rémunération. ( ce serait vraiment ridicule pour eux dans le cas contraire )

    @ Mike
    Je ne penses pas que tu ais lu tous mes posts.
    Je vois juste ces plateformes comme des sites de « compétitions » où forcément tout le monde ne peut pas être déclaré vainqueur.
    En ce qui concerne les primes allouées aux vainqueurs, cela dépend du pack choisi par le client pour son projet……après je remarque que plus la prime est grande plus le travail est plus soigné , logique, et certaines primes sont plus qu’acceptables ( 500, 800, 1000€) . Plus la prime sera petite plus le travail sera à chier mais bon ce n’est pas mon probleme puique moi j’utilise Wilogo pour pour pratiquer et par passe temps. Ce ne sont pas mes clients mes ceux de Wilogo.

    Ce qui me permets de faire une transition avec toi Aurels, et pour pas faire de répétition, je suis entièrement ok avec tout ton dernier post. Juste une petite nuance, tu as décris mon comportement et celui de tous graphistes pro avec mes ou nos clients. Ceux de wilogo ne le sont pas.

    je finirais en espérant que vous m’ayez compris. Je ne trouve ces plateformes ni bonnes ni mauvaises mais je compose avec et je ne pense pas qu’elles tuent la profession.

    Bon courage à tous je vous souhaites que des bonnes choses pour l’avenir.
    A bientôt!!!

  35. rhp
    Répondre

    arrêtez de pleurer, créez une machine capable de faire face sinon vous allez continuer a disserter critiquer avec un résultat stérile.

  36. Delfe
    Répondre

    Je reviens un peu après la bataille mais pas grave =)

    Juste pour rebondir sur l’exemple de Chab avec le pote du pote qui vient te faire ton déménagement (ou ta plomberie peu importe).
    Cette exemple pas mauvais dans le fond est incomplet.

    Il aurait fallu dire :
    Je déménage et je demande à un pote qui a 100 autres potes de me faire mon déménagement.
    Ca me coutera moins cher qu’un vrai déménageur, et mon pote reversera à 1 des 100 gus un petit pourboire parce qu’il est sympa quand même mon pote.

    Au final plus personne ne vas voir de déménageurs, c’est con pour eux.
    Y a 99 gars qui ont trimé pour rien mais c’est pas grave parce que eux ils faisaient ça histoire de faire un peu de sport.
    Et celui qui en a fait le moins récolte le pactole sur le dos des autres, mais c’est un mec cool parce qu’il a donné sa chance à 100 autres mecs.

    Ah par contre dans le déménagement on m’a rayé l’écran de l’iMac et niqué le pied de ma table à dessin. Bah oué c’était pas des professionnels aussi les mecs.

    Bref…
    Et le coup du hobby, des mecs qui font ça en dilettante, de ceux qui recyclent inlassablement les mêmes logos, des mecs qui sont fiers de pondre un logo en 15mn, etc.
    Et qu’en parallèle on regarde les entreprises qui viennent tapper à la porte de Wilogo (avec des CA à plusieurs milliards d’euros pour certaines) ça donne une bonne idée du nivellement par le bas.

  37. Alex
    Répondre

    Bonjour,

    C’est affligeant de lire un tel post et de tels commentaires. Il semblerait que vous soyez tout simplement complètement jaloux de la réussite de ces sites de par leur super business model. En ce qui me concerne, propriétaire d’une petite entreprise ayant donné un mandat à Wilogo, j’applaudis des deux mains ces sites participatifs.

    Peut-être ces sites ont-ils simplement contribué à faire savoir que les prix appliqués par les prétendus « vrais graphistes » étaient largement abusés alors qu’un logo peut se faire tout de même très facilement moyennant quelques connaissances de Photoshop. Les graphistes ont ainsi profité de l’ignorance collective pour se servir de leurs clients comme vaches à lait mais ce temps est révolu grâce à ces sites participatifs maintenant nombreux.

    Réfléchissez deux secondes. Si ces sites marchent c’est qu’ils ont un super business model! Vous parlez de faire pareil avec des plats cuisinés, mais faites le seulement et vous verrez que vous ne pourrez jamais revendiquer une si grande communauté de cuisiniers volontaires.

    Là les graphistes inscrits sont conscients du risque qu’ils prennent et cela ne leur pose pas problème. Pourquoi? Car des prototypes de logo peuvent être faits en quelques minutes avant d’être approfondis.

    Si vous n’adheré par à ce genre de pratique, personne ne vous oblige à y participer et à vous inscrire, mais arrêtez de vous acharner sur les graphistes qui utilisent ce genre de site pour se lancer ou même pour gagner leur vie, ni même critiquer les entreprises qui préfèrent payer 200€ pour avoir 100 idées de logo qu’en payer 10 fois plus pour en avoir que 2. Il est peut-être justement temps que votre milieu se remette en question et se dise qu’effectivement les prix que vous exigiez de vos clients étaient un peu trop abusés pour le travail que vous faisiez.

    A bon entendeur!

    • Paul Soldermann
      Répondre

      @Alex : Super business model, mdr, en effet super business, mettre en concurrence des gens qui galèrent pour au final ne pas rémunérer leur travail, c’est ça que vous appelez un super business model?

  38. Pulsar
    Répondre

    Désolé, j’arrive un peu tard, mais dénigrer les graphistes amateurs est en parti l’origine du succès de ces plateformes. Certes, ce type de crowdsourcing aux airs de low cost engendrant un dumping social est ravageur pour n’importe quelle profession. Pouvoir ainsi visionner des centaines de propositions dont les créatifs ne touchent pas un kopeck (qui servent, en sus, d’inspiration à bien d’autres pro en dehors des sites visés), c’est inadmissible – surtout quand le client est une multinationale. Mais le succès de ces plateformes tient aussi au ratio coût/créativité des graphistes de plus en plus questionnable.

    J’ai longtemps hésité entre le design et les sciences. J’ai fini consultant scientifique où nombre d’ingénieurs se côtoient (5 à 10 années d’études + 10 ans d’expérience minimum). Le tarif dans ce type de conseil? 700 à 900 euros journaliers. Soit un tarif journalier proche de celui proposé par bon nombre de graphistes franciliens pour une simple charte web d’un petit site statique ou une plaquette A4. Ces prix proviennent de dizaines de devis effectués ces 3 dernières années auprès de petites agences et freelance en IDF. Si vous n’êtes pas d’accord, il y a un sérieux problème dans la profession car je représente un client lambda qui s’enquière des tarifs pratiqués auprès de diverses sources. Ne vous étonnez pas alors que les clients buguent en constatant qu’un ingénieur avec de lourdes responsabilités quant aux données transmises facturent pareil qu’un graphiste qui pond un template de page web.
    Manque de bol… mon amour du design m’a conduit à devenir graphiste (et développeur web) amateur, comme ceux décriés ici. L’amateurisme, c’est aussi ce qui fait de certains des champions olympiques ou des musiciens qui se produisent sur des scènes connues. Donc ils sont nuls car non pro ? Vous plaisantez ou vous avez la grosse tête? Assumez plutôt votre choix : dans le monde des arts, plus que tout autre domaine, choisir d’être pro, c’est accepter d’être en confrontation direct avec des amateurs qui ont tout loisir d’apprendre de façon extra-professionnelle.

    Et plutôt que croire à la nullité des amateurs (fréquentez donc des sites comme deviantart pour voir à quel point vous vous mettez le doigt dans l’œil), vous avez visiblement cessé de vous poser la question : qu’est ce qui va faire la différence avec un amateur ? Quelle est la plus-value apportée quand, aujourd’hui, on peut accéder à des millions de templates pour une poignée d’euros, utiliser des logiciels libres égalant les licences si coûteuses et apprendre grâce à des milliers de tutoriaux et magazines… Bref, de plus en plus d’individus (= client potentiel) compte désormais un ami graphiste amateur très créatif, maîtrisant très bien des logiciels, qui leur file un coup de main en un rien de temps, quand ce n’est pas le fiston blogueur qui a tout fait lui-même en 2 jours pour un résultat bluffant. Puis un jour, ces mêmes clients potentiels mandatent un pro qui leur propose une charte web à deux balles avec rectangles arrondis, furieuse tendance 2.0, facturé à 2500 ou 3000 euros. Ca vous étonne ensuite que les clients remettent en question les tarifs pratiqués ?
    On est plus au milieu des années 90 où il fallait tout faire soi-même, ou le matériel coûtait une fortune et sauvegarder un gros fichier prenait un siècle, en l’absence de toute base de données monstrueuses de templates, d’idées, d’images ! Arrêter de prendre les clients pour des vaches à lait.

    J’ai vu des graphistes facturer 300 euros des modifs web qui prennent 5 mn à faire. 5 mn !!! Quand je vois un client ou ami avec un devis pareil, je lui fais direct parce que je suis scandalisé. Et comme je navigue dans un monde de geek (pro et amateurs…), des « anecdotes » de ce genre, j’en ai à la pelle. La profession doit se (re)professionnaliser en proposant de la créativité. On ne peut décemment pas facturer au tarif d’une journée 3 aplats de couleurs qu’on fait en 10 mn (contrairement à un consultant, un graphiste peut réutiliser et décliner à l’infini tout un tas de travaux pas toujours utilisés) ! Bien sûr, il existe des pros et des petites agences génialissimes de créativité, chaque travail est unique et doté de son propre caractère, le client le ressent et sait qu’il ne trouvera nulle part ailleurs et il payera. Mais les sempiternelles logos basiques ombrées, les effets 3D à outrance, les rectangles arrondis de sites web et les icônes 2.0, c’est bon, le client en est abreuvé au quotidien, des grandes marques aux plus petites. Pour ce type de boulot, on peut changer de graphiste comme de chemise… Ne vous étonnez pas alors de la force de frappe de graphistes « amateurs », c’est con comme un balai de faire ce type de travail…

    Au lieu de dénigrer, il vaudrait mieux questionner la notion de créativité dans la profession, c’est elle qui peut faire la différence. Tant qu’un nombre conséquent de graphistes pro verseront dans la médiocrité graphique, alors Wilog* et consort ont un bel avenir devant eux.

    • Veracruz
      Répondre

      Uh… les graphistes qui facturent entre 700 et 900 / jours, j’en connais pas de masses – pour ainsi dire aucun. Et les rares qui facturent à ce niveau-là, crois-moi qu’ils font pas dans le petit logo de PME ou le site vitrine en CMS. Donc à la base ton raisonnement est un brin vicié par cette donnée fausse…

      Pour le reste, c’est dur et long de décortiquer ton long commentaire, mais quand je te lis parler d’art, je pense qu’il y a confusion des termes…

      • Sandra
        Répondre

        Je confirme le commentaire de Veracruz. J’ai pas mal de free dans mon entourage pro et aucun ne facture 700 la journée ! Si vous avez rencontré des graphistes que des clients acceptent de payer 700 à 900€ la journée, c’est qu’ils considèrent que leur travail les vaut et ils sont certainement excellents et rapides.

        Votre commentaire est très surprenant car en décalage totale avec la réalité que nous vivons en agence.

        Quand aux « sempiternelles logos basiques ombrées, les effets 3D à outrance, les rectangles arrondis de sites web et les icônes 2.0 », vous avez probablement rencontré des « amateurs professionnels » parce que je ne connais aucune personne sérieuse capable de commettre une telle atrocité visuelle :)

        • Sandra
          Répondre

          Et attention à ne pas confondre amateur et autodidacte, qui n’ont rien à voir.
          Le premier n’a pas de formation et ne vit pas de sa passion pour le graphisme. Il n’a pas les compétences professionnelles suffisantes. Le second n’a pas de formation non plus mais peut devenir bon et pro.

    • PHIL
      Répondre

      Je me demande vraiment pourquoi tu n’as pas choisi le métier de graphiste plutôt que consultant scientifique si on se fait tant de cou***es en or que ça. A te lire, tu as loupé ta vocation ! Bref, don’t feed the troll, don’t feed the troll, don’t feed the troll…

  39. Yamo Yamo
    Répondre

    PULSAR >

    Au grand jeu du j’ai vu ci et ça, on peut soutenir à peu près n’importe quelle thèse et décrire la réalité qui nous arrange. Je trouve cela un peu trop facile alors je me permets de réagir en dépassant l’anecdotique pour m’attacher à une réalité globale que ne pourras nier personne connaissant *vraiment* ce secteur dans lequel j’ai travaillé pour des centaines de missions, à moins de prétendre que je suis un menteur.

    En l’état, s’il existe des graphistes facturant à 700 ou 900€ (il y en a très peu – ce type de rémunération étant généralement réservé aux vraies stars ou aux consultants- contrairement à ce que tu racontes, et j’entends d’ici tous ceux qui peinent à faire accepter à leur clients des journées de 10h payées 250€ s’étrangler avec leur café – pour ma part je suis à 500 et me considère comme un graphiste qui marche très bien), ce n’est précisément pas en bossant pour des PME ni en pondant des logos web 2.0 à reflets ou des sites dignes de templates.
    Comme dans n’importe quel métier, la qualité en design se paye et il est parfaitement farfelu – en plus d’être profondément méprisant – de prétendre que pour le prix que tu annonces, les clients se font refourguer de la merde.

    Par ailleurs, c’est rigolo de toutes ces horreurs graphiques qu’on connaît aussi bien que toi parce que si tu avais vraiment la connaissance du secteur dont tu te targues, tu ne passerais pas à côté du fait que bien souvent, ces machins glossy et modasses, ce sont les clients (du moins une certaine catégorie d’entre eux) qui les demandent, voire les exigent, au grand désespoir des graphistes en premier lieu (du moins, de ceux qui travaillent bien et justifient parfaitement leur paye). Et là-dessus, je parle en connaissance de cause, crois-moi.

    Je ne nie pas les éléments divers de ton témoignage : oui il existe quelques graphistes à 700€ (il paraît), oui il en existe qui vendent de la merde. Mais cet espèce de profil que tu amalgames et généralise gaiement à partir du pire de chaque domaine pour nous inventer une armée d’extorqueurs de fond à tablette graphique relève du pur fantasme, et j’insiste sur ce mot. Un fantasme.

    Je te dis tout ça d’autant plus sereinement que je ne suis pas forcément connu pour mon angélisme vis-à-vis des graphistes, que je houspille plus qu’à mon tour, jusqu’en librairie, sur la nécessité justement de se remettre toujours en question et de ne pas se reposer sur les excuses pratiques d’un secteur ou de clients qui seraient trop vilain pour eux.

    On m’aura vu par exemple dire et redire que les graphistes inquiétés par les offres discount des plateformes qui font du dumping, ont surtout un problème de plus value à LEUR niveau, sinon ils ne ressentiraient pas de danger particulier.
    Donc tu vois, on est plutôt d’accord sur le fond de la question, sinon sur la réalité du note métier dont tu es, je me permets de le répéter, incroyablement éloigné.

    Maintenant, je me demande un peu l’objectif de ce commentaire si critique, alors que tu valides bizarrement à 100% l’ensemble de ce qui est VRAIMENT traité dans le post.
    Personne ne méprise les amateurs et encore moins les autodidactes, c’est là où tu n’as pas bien lu. Au pire (et là je parle pour moi), on s’en fout pas mal.
    Ce qui fait chier, et qui est l’objet de cet article, c’est l’arrivée sur le marché d’intermédiaires qui EXPLOITENT d’une part la naïveté de jeunes graphistes (amateurs ou pas, on s’en fout), et d’autre part le manque de discernement d’un certaine clientèle en manque de repères. Celle qui se fait refourguer les trucs tout pourris dont tu parles.

    Crois-tu que ces plateformes pratiquant le moins-disant et industrialisant le travail gratuit soient un PROGRÈS pour quiconque, dans ce secteur, à part elle-même ? Je pense que non.

    Dès lors, en quoi un graphiste s’attaquant à ces systèmes – exactement comme tu le fais en début de commentaire – aurait-il tort ? En quoi aurait-on besoin de se prendre une leçon complètement nawak sur les graphistes plus ou moins escrocs ?

    En plus d’être fantasmée, ta vision des graphistes est hors sujet ici.
    Oui la raison de l’échec de beaucoup de graphistes vient d’eux en premier, carrément même. Mais la raison de l’existence d’enculés qui se nourrissent de manipulation et de cynisme en s’en prenant au plus faibles connaît de bien autres raisons, beaucoup plus communes celles-ci.

    En résumé : faux-procès.

  40. Pulsar
    Répondre

    Ce que prenez pour des critiques sont en fait des perches pour mieux vous vendre et VOUS DEMARQUER. Maintenant si vous préférez vous morfondre en vous regardant le nombril…

    Question prix, je cite des devis reçus (4 freelances et 7 agences de 2 à 5 personnes max, en incluant les stagiaires) en IDF – tarifs confirmés par plusieurs entrepreneurs d’horizons divers lors d’une récente discussion. Idem à la lecture de ce site (www.juliendugue.com/tarifs.html) en googlisant 2 mn. Réalisation demandée: site statique de quelques pages pour une TPE ou dépliants – textes et images fournis. Un petit site web, c’est vite 2500 euros dont une charte graphique facturée 550 à 700 euros et 600 à 750 € pour une plaquette (j’ai bien précisé : tarifs proches de ceux d’un consultant – pas identiques). C’est du vécu. Faites faire des devis en IDF via des amis entrepreneurs, oubliez les conversations entre graphistes.

    Et ne me dites pas « oui mais on ne fait pas une charte graphique d’un petit site ou d’une plaquette en un jour ». Sauf que des amateurs éclairés y arrivent, pour un rendu comparable. Là, c’est l’entrepreneur qui bug d’autant que contrairement à beaucoup de métiers, un graphiste peut se resservir d’une partie de ses archives et dispose de millions de templates qui simplifient sa vie. Je commence à croire que la gestion du temps est aussi au cœur du problème. Je navigue au milieu d’architectes et ça m’a toujours navré de voir à quel point les étudiants en archi géraient mal leur temps (et il est vrai, aucun accompagnement pédagogique là-dessus). Vous imaginez vendre une crêpe au sucre à 10 euros en arguant des ingrédients coûteux et des heures de préparation ? Bullshit quand on sait faire des crêpes, même s’il faut inclure charges, salaires, etc. Or, à se contenter de faire des crêpes au sucre à 10 euros tandis qu’une tonne de vendeurs arrivent sur le marché… et bien… tirez-en vos propres conclusions. Peu importe qui réclame 3 aplats de couleur à la mode 2.0, soyons réaliste : très peu de chartes graphiques web, brochures et autres plaquettes sortent du lot. On dirait un tangram : même pièces accolées différemment. Le client s’en rend de plus en plus compte, voilà pourquoi il trouve excessif d’être facturé 500 euros pour avoir la même chose que le voisin.

    Je ne souhaite pas vous enfoncer, mais vous secouer : il faut sortir du lot si vous voulez vous en sortir. Mince, c’est si dur à comprendre? C’est étonnant qu’un client refuse d’acheter une baguette chez un boulanger 3 fois au prix de celle industrielle du supermarché si elles ont le même goût ? IL n’est pas idiot… même goût = même process industriel que le boulanger fait passer pour de l’artisanat. Vous n’avez pas compris un truc : la boulangerie qui fait le meilleur pain de la ville à une queue perpétuelle devant sa porte – même si le pain est plus cher que partout ailleurs. CQFD.

  41. Delfe
    Répondre

    @ Pulsar

    À lire vos propos j’ai l’impression que vous occultez tout un pan du métier de graphiste.

    Créez un logo, ou n’importe quel autre outil de communication, ce n’est pas simplement produire un « petit truc joli » en pianotant sur Photoshop, comme c’est le cas sur les plateformes de crowdsourcing.
    Derrière ça il est censé y avoir un travail d’analyse, de benchmark et de positionnement. C’est-à-dire tout ce qui va donner son efficacité à la création et faire rentrer du pognon pour le client.

    Oui créer c’est simple et à la portée de tout le monde, on peut faire du joli vite fait. Mais le rendu sera-t-il efficace ? Le client aura-t-il un retour positif financièrement par rapport à l’argent investi ?
    Non, il aura simplement un joli logo mais il sera satisfait.

    Et le problème aujourd’hui, c’est justement que le client se cantonne à l’aspect « visuel » et se nourrit donc de trucs sans saveur et sans consistance et ira forcément au moins coûteux, se tirant une balle dans le pied.

    Quand je facture une presta, la moitié du temps que j’y passe sera de la pige sur l’entreprise et la concurrence, sur sa com’ passée, sur sa visibilité ou son absence de visibilité, à me demander pourquoi et comment sur chaque point. Au final je connais parfois mieux sa boîte que le client lui-même. C’est indispensable pour apporter une réponse pertinente et vous ne le trouverez pas sur W*logo puisque pour votre boîte d’informatique on vous aura simplement resservi le logo du boulanger de l’année dernière sur lequel on aura remplacé la baguette par un arobase.

    C’est gentil de vouloir nous secouer mais peut-être faudrait-il que le monde arrête de se satisfaire d’une médiocrité qu’il ne décèle même pas.

  42. Un gérant
    Répondre

    Bonjour
    Je cherchais à faire un logo en passant par un des sites mentionnés. Je suis gérant d une PME (3 personnes) cela me semblait une bonne solution mais après tout ce que je lis, j en suis moins sur. Pourquoi ne pas proposer un site sur le même concept mais en respectant le travail des graphistes avec des prix un peu plus élevés et en insistant sur le fait que tous les participants seront indemnisés. Bref un genre de graphisme équitable, pour ma part cela le conviendrait.

  43. Paul Soldermann
    Répondre

    Ce qui me fait rire (jaune) c’est le gars qui a l’aplomb de venir dire ici, que lui-même avec son entreprise il a profité de ces sites pour son bénéfice. En tant que professionnel je trouve ça énorme, je ne mentionnerais que partiellement son commentaire, qui illustre bien la mentalité qui va avec : « …les entreprises qui préfèrent payer 200€ pour avoir 100 idées de logo qu’en payer 10 fois plus pour en avoir que 2. » Alors perso, avoir 100 logos pourris qui n’amèneront aucune valeur ajoutée à l’entreprise, en ce qui me concerne, c’est pas mon trip. Je préfères de loin avoir 2 logos qui sont réellement uniques et pas un copier/coller. Si ce gars savait que certains graphistes balance la même créa sur plusieurs sites différents. Vous croyez vraiment que vous allez avoir la même qualité de travail en payant une somme ridicule au créateur, lui aussi fera le bon choix : il ne bossera que pour ceux qui valorisent son travail, et il faut pas se leurrer, les créatifs qui s’égarent sur ces sites finiront par choisir leur portefeuille plutôt que que de continuer à bosser pour des clopinettes. A bon entendeur…

    • Paul Soldermann
      Répondre

      Je viens de lire les C.G.U de Wilogo, et je serais pas surpris que leur « réglement » viole la loi sur les droits d’auteur. De plus, en tant que graphiste professionnel, je pense que des poursuites pour concurrence déloyale doivent pouvoir être envisagées contre ces sites qui il me semble, surfe sur une étroite bande de légalité et je ne parle que des sites basés en France, comme Wilogo. Cela demande une revue du droit d’auteur plus approfondie.

    • Paul Soldermann
      Répondre

      Normalement, les « candidats » non-retenus devraient être indemnisés, car il s’agit bien d’une procédure d’appel d’offre de design graphique comme le stipule le code des marchés publics… Alors? A quand une procédure à l’encontre des concurrents déloyaux?

  44. Paul Soldermann
    Répondre

    C’est pour quand les éditeurs de BD qui vont « crowdsourcer » leurs derniers albums. P… ces gars-là croient vraiment qu’on va se laisser faire!!

  45. Paul Soldermann
    Répondre

    D’après un avocat spécialiste du droit intellectuel, les plateformes citées ci-dessus n’auraient pas le droit d’exploiter les oeuvres de graphistes, non payées, en vue de parvenir à la conclusion d’un soi-disant concours ou d’une compétition entre de nombreux candidats, dans le but de faire du profit. Aucune entreprise ne peut utiliser la propriété intelectuelle d’un auteur professionnel ou pas sans qu’une juste contrepartie financière n’ai été proposée à l’auteur.

  46. Ruzé
    Répondre

    Je suis graphiste free-lance depuis 13 ans.
    J’ai trouvé ce forum intéressant. Mon point de vue sur tout ça :

    1 – Les créateurs de Wilogo ou autres boites de ce genre sont très malins. Sans scrupules, mais très malins.

    2 – Je me mets à la place d’un dirigeant de petite boîte. J’ai besoin d’un logo, je n’y connais rien. Wilogo et consorts sont idéaux : plein de propositions, prix très abordable, je ne prend pas de risque. Je ne connais pas l’envers du décor, ça n’est pas mon souci, à chaque branche ses problèmes.
    Par contre, je trouve impardonnable que des GRANDES sociétés fassent appel à Wilogo, alors qu’ils savent ce que coûte un logo, une illustration, une création graphique en général.

    3 – Le domaine du design graphique est complexe et subjectif. Comment justifier le prix du logo Europe 1, Pôle Emploi, SNCF ou autres, (pondus par des grandes agences d’identité visuelle), en quoi sont ils nettement plus riches-intéressants-graphiques-subtils, etc… que beaucoup de logos créés par de simples graphistes, qui les vendront 500 fois moins cher ? Pour résumer, on constate tous les jours qu’un logo très cher n’est pas forcément très bon.

    4 – Il existe d’autres sites (je pense notamment à WithDesigners), qui certes mettent des créatifs en concurrence, mais les créatifs ne commencent aucun boulot avant d’avoir été choisis par le client. Tarifs bien plus corrects que sur Wilogo & Consorts, concurrence entre créatifs limitée à 5, etc…

    5 – On parle du fameux « choix » sur Wilogo & Consorts : il faut relativiser : beaucoup de logos se ressemblent dans le style (reflets, effets à gogo), certains graphistes qui gagnent souvent se font copier par les autres, ce qui au final n’amène pas une si grande variété de styles. On voit des logos-pictos proposés une fois, puis recyclés pour un autre client, changement de couleur, petite inclinaison, on change juste le nom en dessous, et hop…

    6 – Je pense que notre métier a perdu de sa crédibilité auprès de beaucoup de clients qui ne comprennent pas ces écarts de prix entre 2 graphistes sur des devis, pour une qualité graphique équivalente. J’ajoute qu’à mon sens il y a beaucoup trop de prétendus graphistes, sans formation, sans goût, sans le sens des équilibres, des couleurs, de la typo, etc… Mais que faire ? On ne va pas interdire à quiquonque de se revendiquer graphiste, même s’il ne l’est pas.

    7 – Notre métier est inconnu pour la plupart des gens. Avez-vous déjà vu, dans un grand média, une émission, un petit reportage sur le graphisme, sur les free-lance et leur statut si particulier, sur la création graphique, Moi non.

    8 – Il est évident que 99% des graphistes qui participent à Wilogo& Consorts ne s’y retrouvent pas financièrement et finissent (finiront) par abandonner. Avant d’être remplacés par d’autres, qui, à leur tour…

    9 – Pour beaucoup de clients (j’ai une certaine expérience), le contact humain est important. Voir le créatif, l’avoir au tél, échanger, …
    Tout ceci n’existe pas avec le Crowdsourcing, qui reste un système froid, les graphistes n’ont pas de noms mais des pseudos, ils ne sont jamais visibles, incarnés.

    10 – Voilà, j’espère ne pas avoir été trop long.

  47. Thierry CONSTANT
    Répondre

    Bonjour

    Une question me vient à l’esprit pour ceux qui critiquent ce genre de site: qui n’a jamais acheté de vêtements fabriqués en chine (parce qu’ils sont moins chers) ?
    Je pense qu’on vit tous avec nos contradictions. Quand on est client, on cherche 1) le prix, 2) la qualité. Quand on est fournisseur on vend 1) la qualité 2) le prix.

    • Delfe
      Répondre

      « qui n’a jamais acheté de vêtements fabriqués en chine (parce qu’ils sont moins chers) ? »

      Presque tout le monde bien sûr. Réflexe primaire.
      Puis on s’aperçoit que la qualité est moindre, la durée de vie du produit également, on rachète et au final on s’aperçoit que ça revient plus cher.

      On apprend beaucoup de nos erreurs.

      « Quand on est client, on cherche 1) le prix, 2) la qualité.  »

      La preuve du contraire : une enquête publiée ces jours-ci révélant qu’au niveau de l’achat de produits alimentaires, les critères de consommation sont 1/Qualité 2/Apports nutritionnels 3/Origine et en dernier 4/Prix

      En espérant que ce genre d’habitude se généralise à tous les aspects de la consommation.

      • Paul Soldermann
        Répondre

        Tout ça part de toutes façons d’un mauvais calcul, qui finit toujours par un mauvais résultat. La création ne peut par définition, être low-cost, pourquoi? Pour la même raison qu’un client qui achète un gadget sans âme, est sans intérêt au bout du compte. On a tous des bidules sans intérêt qui encombre nos tiroirs et qu’on jette sans sourciller, en se disant que la prochaine fois on réfléchira sur l’utilité avant d’acheter. Un mauvais logo est toujours un bidule encombrant dont on finit par se débarasser, le contraire de la valeur ajoutée et de la qualité.

  48. Shiva
    Répondre

    C’est quoi le crowdsourcing ?

    ok je sors…

    M’en vais faire une heure de wilogo, soit près de 30 logos…

  49. winrem
    Répondre

    Bonjour à tous, il y a vraiment un petit peu d’hypocrisie chez les opposants ! Qui peut dire qu’il a toujours été rémunéré a la hauteur de son temps et de ses effort sur tous ses projets ? Qui a pu maintenir la position de facturer les corrections d’auteurs ? Qui s’en tient fermement à trois propositions de logo et refacture si le client en veut d’autres ?
    Qui fait encore des compétitions rémunérés (et oui dans le temps, il y avait un dédommagement) ? Qui ne maudit pas les multiples corrections et modification ? Alors au vu des évolutions de ce métier, il ne me semble pas délirant que des graphistes proposent des réponses esthétiques ou seulement pertinentes qui ne leurs prendront pas des jours de réflexion. Il propose et perd ou gagne…mais pas de suites infinies. Et quand on sait que dans une grande proportion, c’est la femme du client, sa secrétaire ou le premier employé qui passe qui arbitrera le choix de ce logo, en dépit de tous nos arguments pertinents et de nos longues nuits de labeur.
    Enfin, laissons à l’amateur (au sens noble du terme) la possibilité de soumettre des choses qui peuvent être excellentes.
    Le logo NIKE…;)

  50. Boo'
    Répondre

    Combien touche le graphiste qui « gagne » la sélection de son logo proposé, pour exemple ?

  51. petit chinois
    Répondre

    C’est marrant comme l’esclavage dérange quand il vient frapper à votre porte… au fait les chaussures, l’ordinateur et le reste chez toi c’est fabriqué où et depuis quand sans que ça te révolte ?

  52. Elise
    Répondre

    L’un d’entre vous parle de withdesigners. J’en profite donc pour introduire notre site qui se présente comme une alternative.

    Nous l’avons créé pour mettre en place une relation plus professionnelle entre prestataires et clients, on ne se base pas ici uniquement sur l’obtention du résultat (un logo par ex), mais sur des rencontres avec des créatifs. Nous sélectionnons donc nous même et limitons le nombre de candidats envoyés auprès du client (entre deux et cinq créatifs). Ceci afin d’éviter un crowdsourcing « de masse » où chaque designer doit se battre pour obtenir une rémunération. Nous préférons solliciter notre communauté de créatifs en utilisant un crowdsourcing « positif » afin de mettre en relation le bon prestataire et la bonne entreprise. Cela a le mérite de proposer un service gratuit et de qualité pour lui permettre de trouver la perle rare.

    Du coté des créatifs, nous nous positionnons comme un service commercial externe, ils ont la possibilité de voir les projets publiés et d’être mis en relation avec les prospects les plus intéressants. Un système de crédits permet aux créatifs d’accéder directement aux coordonnées des clients pour se vendre au téléphone ou au cours d’un entretien.

    Je vous invite à visiter notre site : http://www.withdesigners.com

    Bonne journée à tous.

    Elise

  53. Ludovic
    Répondre

    Au dela de la question des droits d’auteurs d’ethique ou de déontologie, ce genre de site viole totalement les fondamentaux même du Design (Toute profession confondues). Quel que soit le domaine on a un tronc commun qui nous lie main dans la main pour ameliorer l’expérience utilisateur, la cohérence la lisibilité et tout le reste. On est pas la pour faire seulement plaisir au client mais aussi pour améliorer l’environnement dans lequel nous vivons.
    Ce que les clients ne comprennent pas (et c’est tout à leurs honneurs) c’est qu’on est pas juste la pour leurs proposer de joli logo, mais il y a bien plus que ça derrière (beaucoups d’argument on été déjà évoqué à ce propos). Mais pourquoi leur en vouloir? Personne ne se doute de la quantité boulot pour produire ce dont il a réelement besoin au quotidien.

    De mon point de vue la faute en est à ceux qui participent à ce genre de pratique.

    On a laissé croire au gens et aux jeunes débutant (j’en suis) que le graphisme c’est uniquement des connaissances logicielles. Partant de la ça ne m’étonne a peine que des sites pareilles arrivent a fonctionner et a nous discréditer. Merci deviant art, merci les magazine de creation et tutos en tous genres. Mêmes les develloppeurs y sont confrontés.

    Continuons. On va pas se laisser avoir par des graphistes qui ne savent même pas ce que sont les fondamentaux du design et de la profession en tant que tel. Je pense que les vrais designer graphiques sont des communiquant de premier plan qui peuvent se faire entendre.
    C’est notre metier on est pas journaliste animateur radio, mais on sais communiquer a notre manière !

    Personnellement je n’aime pas dire que je suis graphiste au commun des mortel. J’utilise dorénavant le terme de designer (puis graphique).
    Ce terme est très général j’en conviens mais il parle d’avantage a des personnes qui font attention au « design de leurs vetement » « design de leurs automobile » « design de leurs mobilier » ect…
    Pourquoi n’en serait-il pas de même avec le design graphique? De telle sorte que les débutants et les clients considèrent vraiment que c’est pas à la porté de n’importe qui de faire ce qu’on fait.

    Suffit de regarder le logo orange par exemple. Si il peut sembler simple voir moche pour certain, les même l’apercevrons a 10km au fond de leurs ruelle ce « gros carré orange » !
    Efficace en somme.

    Si on veut redonner l’envie au clients de faire attention à leurs image, et faire comprendre au non-graphistes que ces sites sont mauvais pour la santé graphique, il faut bien sur continuer de communiquer sur tout les médias sociaux, créer du scandale, gueuler (bref) jusqu’a ce que tout le monde comprenne le vice mais avant tout, remettre tout ca en ordre pour clarifier le but réel de notre profession. Le design bordel, c’est QUOI?

    Notre boulot a des repercussions, on vend un service, pas un produit, on vend une idée, pas un démanagement ni une pizza. Il faut pas chercher a comparer l’incomparable. Et a ceux qui pensent que l’on peut exécuter ça comme un hobby faites le pour vous et pour vos proches, ça aura une moindre incidence sur notre environnement et sur notre marché. Wilogo a des repercussion pas anodines qu’on le veuille ou non. Ceux qui y participent sont soit mal informés soit totalement sans scrupules. Pour les premiers on peut faire notre possible pour les autres j’espère qu’ils ne sont pas la majorité.

    Please plus de clash entre les amateurs et professionnel. On va jamais arriver a rien si on est dans un contexte de confrontation.
    Ceux du dessous écoutez ceux du dessus. Et ceux du dessus continuez à donnez l’exemple

  54. Mmmm
    Répondre

    Pardon, mais c’est à croire que tous les graphistes font des créations dignes de ce nom quand on parcours vos commentaires et que vous valez tous votre pesant d’or, la même chose pour les agences. Posez vous aussi parfois la question pourquoi ces particuliers ou entreprises se tournent sur ce genre de plateforme à moindre coût ! Je ne suis pas favorable non plus à ce marché qui pourtant est une finalité logique actuellement, sachez juste qu’en plus de la proposition effectuée par la personne sur ces sites, celui-ci devra en plus apporter les modifications nécessaires (et oui même élu, il faudra finaliser).

    • Delfe
      Répondre

      « Posez vous aussi parfois la question pourquoi ces particuliers ou entreprises se tournent sur ce genre de plateforme à moindre coût ! »
      Car ces entreprises pensent qu’un « joli » logo est un bon logo, et ne sont pas à même de jauger si un logo sera efficace et pérenne. Elles sont au final tout autant victimes de ces plateformes que les graphistes y participants.

  55. Jaz
    Répondre

    C’est une tendance de fond qui n’existe pas uniquement pour les métiers « graphiques », la même chose existe pour les codeurs… cf: codeurs.com par exemple.

    De manière générale, c’est une tendance qui a débuté dans le milieu IT tout entier et qui tend à s’imposer dans les métiers plus classiques en dehors de l’internet.

  56. b-creative
    Répondre

    j’avoue qu’avant de me lancer dans ce monde, lorsque les logos me titillaient la curiosité, mais que je n’avais ni formation ni expériences adéquates, je me suis abonnée à WILOGO.

    J’ai signé mon joli contrat et fait quelques propositions…

    Au bout d’une dizaine j’ai laissé tomber. Les briefs se ressemblaient tous et les logos aussi… c’était bien-sûr toujours les même qui gagnaient (ils le valaient surement), mais j’ai vite vu que le temps passé là-dessus pour ne rien avoir en retour n’étaient pas de grand intérêt…

    Valait mieux se former, s’inspirer et travailler pour soi-même :)

    De plus la distance et le manque d’échange avec les clients n’étaient vraiment pas plaisant… impossible pour moi de travailler ainsi!

  57. Bertrand
    Répondre

    Bonjour à tous,

    Je cherchais justement à faire réaliser mon logo sur une des plateformes citées et je suis tombé sur ce billet.

    Je suis en désaccord avec l’auteur et de nombreux commentaires.

    1) Oui , le crowdsourcing est gênant car il fait travailler des gens pour rien. Ces graphistes sont toutefois consentants et s’ils pensent qu’ils valent plus, ils n’ont qu’à juste ignorer ces sites.

    TOUTEFOIS je suis interpellé par les points suivants dans vos raisonnements:

    2) Quand je lis vos estimations de rémunérations, ca me fait sourire. Vous pensez que vous valez tous le prix d’un médecin? Certains oui, d’autres non, c’est comme dans tous les métiers.

    Encore plus dans le votre où tout le monde peut s’autoproclamer graphiste (pas comme un chirurgien ou un expert-comptable). Les formations via des tutos étant nombreuses sur internet.
    Moi-même, n’étant pas du tout graphiste de formation, je pourrais poster des logos sur ce genre de plateformes.

    Vous faites aussi face à une concurrence géographique (salaires + bas dans certaines parties du monde et même en France, les salaires n’étant pas les mêmes à Toulouse et à Paris…)

    3) Les droits d’auteurs dans ce type de prestation. Je ne vois pas pourquoi, il faudrait des droits d’auteurs sur ce genre de prestation de logo. Vous vendriez des designs sur des sites web faits par vous-même sans client en face, OK pour les droits d’auteur. Là, vous êtes payés pour faire un logo sur une demande précise pour un prix précis, basta. Il faut accepter que certain, très productifs, produisent des dizaines de logos en peu de temps arrivent à trouver preneur.

    Pour finir, tout le monde ne s’appelle pas Google ou Facebook et n’a pas besoin d’un logo à 10K€. C’est à vous de voir si vous pensez qu’un logo standard (juste histoire d’en avoir un car ça ne rapporte pas de cash un logo) vaut plus que 300€; pour moi la réponse est clairement non, une PME n’a pas besoin d’un logo à plus de 300€ ni de conseils farfelus pour réaliser un site vitrine banal (comme 99% des sites de PME).

    PS : 300€ / logo, si vous passez 15h pour décrocher un logo, vous serez à 20€ de l’heure, ce qui est plus ou moins le salaire brut horaire d’un junior sortant d’école d’ingé ou d’école de commerce.

    Qu’en pensez-vous?

    Bertrand

    • Delfe
      Répondre

      Bonsoir Bertrand,

      j’ai beaucoup apprécié votre commentaire qui rassemble toutes les absurdités que l’on peut entendre sur le sujet. Permettez-moi de les reprendre une par une, et d’y apporter correction.

      1. « Oui , le crowdsourcing est gênant car il fait travailler des gens pour rien. Ces graphistes sont toutefois consentants et s’ils pensent qu’ils valent plus, ils n’ont qu’à juste ignorer ces sites. »

      Oui ces graphistes sont consentants, mais par ignorance des lois. Mais ils ne sont pas le problème.
      La critique est mise sur le modèle du crowdsourcing qui est une atteinte au droit du travail (en lésant les « consentants ») et crée du dumping (en lésant ses opposants).
      À suivre votre raisonnement, les sectes devraient avoir pignon sur rue, car après tout chaque pigeon qui s’y fait plumer naïvement est consentant.

      2. « Quand je lis vos estimations de rémunérations, ca me fait sourire. Vous pensez que vous valez tous le prix d’un médecin? Certains oui, d’autres non, c’est comme dans tous les métiers.(…) »

      Et comme dans tous les métiers il existe un seuil de rentabilité, celui en dessous duquel vous ne pourrez plus vivre de votre profession. Pour un graphiste freelance il est estimé à environ 30€ de l’heure, brut évidemment. Ce prix comprend bien entendu les charges et les frais (30%), mais également tout ce que dont votre ingé junior n’aura pas à se soucier en étant salarié : mutuelle, ticket resto, congés payés, cotisation chômage, cotisation retraite, voire transport !
      Et ce n’est pas tout, loin de là ! Votre ingé va toucher 20€/h pour chaque heure travaillée, pas le graphiste : comptabilité, facturation, maintenance, veille… le graphiste ne se les facture pas à lui-même !
      Ces 30€/h, au final, sont en fait très très inférieurs aux 20€/h de l’ingé de votre exemple, soyez rassuré.

      3. « Encore plus dans le votre où tout le monde peut s’autoproclamer graphiste (pas comme un chirurgien ou un expert-comptable). Les formations via des tutos étant nombreuses sur internet. »

      Tout le monde peut s’autoproclamer presque tout : chauffeur de taxi, chef de cuisine, coiffeur… La différence, c’est que vous saurez reconnaître le mauvais taxi car il vous a perdu, le mauvais chef car c’était immangeable, le mauvais coiffeur car vous n’avez plus de cheveux. Mais vous n’avez pas le jugement pour reconnaître le mauvais graphiste, ni le bon.
      Les tutos dont vous parlez, ne vous apprennent qu’à utiliser des outils. Est-ce qu’apprendre à dessiner une maison fait de vous un architecte ? Est-ce que reproduire une recette de Bocuse fait de vous un chef ? Je ne pense pas. Vous apprendrez la pratique, mais pas la théorie (histoire de l’art, théorie des couleurs, chromie, optique, typographie, technique d’impression, …). L’un sans l’autre ne valent rien.
      Donc non, on ne peut pas s’autoproclamer graphiste plus qu’un autre métier. Mais on peut facilement le penser, comme vous, quand on ne connaît pas le métier du graphiste.

      4. « C’est à vous de voir si vous pensez qu’un logo standard (juste histoire d’en avoir un car ça ne rapporte pas de cash un logo) vaut plus que 300€; pour moi la réponse est clairement non, une PME n’a pas besoin d’un logo à plus de 300€ »

      Vous comprendrez facilement qu’à 300€, compte tenu le calcul fait précédemment, un tel tarif est difficilement viable à long terme. Cela représente à peine plus d’une journée, alors que cette tâche en nécessite le double. Je vous entends déjà vous offusquer : « Le double ?! Deux jours pour un logo ?! »
      Comme vous avez l’air de ne pas connaître le métier, je vous détaille à titre d’exemple ma façon de procéder : Une demi-journée pour recueillir le brief client, l’interroger, et l’orienter. Comprendre son activité, son histoire, ses valeurs, sa cible pour en déduire ses besoins. Analyser son secteur et les entreprises concurrentes. Une demi-journée de recherches et croquis qui vont aboutir à une cinquantaine d’ébauches de logo pour en extraire 3 axes graphiques viables. Une demi-journée pour finaliser et mettre en forme ces 3 axes. Une demi-journée de retours client et préparation de fichiers. En bref, 4 mots qui justifient un tarif : Analyse, Concept, Création, Finalisation.

      Pourquoi tant de travail alors qu’un logo, d’après vous, ne rapporte pas de cash ? Pourquoi des entreprises investissent alors des dizaines, des centaines de milliers d’euros dans quelque chose d’aussi inutile ?
      Il n’y a rien de subjectif là dedans, les études et la science l’ont démontré à maintes reprises. Notre œil et notre cerveau ont leur façon de fonctionner, de classer les informations et d’influer sur nos décisions. Un logo a certes d’une part un impact émotionnel relevant de votre vécu et votre sensibilité, et d’autre part un impact physiologique certain. Et c’est le travail du graphiste de concilier ces deux aspects. Un bon logo peut fidéliser une clientèle ou booster des ventes, c’est démontré.

      « Il faut accepter que certain, très productifs, produisent des dizaines de logos en peu de temps arrivent à trouver preneur. »
      J’espère que vous comprenez mieux maintenant que cette citation est absurde. Il n’est pas difficile de produire des dizaines de logos en peu de temps, mais seront-ils pertinents ? Répondront-ils au besoin du client ? Quantité et qualité…

      5. « Je ne vois pas pourquoi il faudrait des droits d’auteurs sur ce genre de prestation de logo. »
      Ici la réponse sera concise : c’est la loi, tout simplement. Toute création, dans notre pays, fait naître des droits d’auteurs.
      « Là, vous êtes payés pour faire un logo sur une demande précise pour un prix précis, basta. »
      Vous avez beau faire une demande précise à 50 personnes, vous pouvez très bien obtenir 50 résultats différents.

      En espérant avoir pu vous éclairer et mieux appréhender le métier de graphiste.

  58. Cédric
    Répondre

    Bonjour,

    Je me permets de relancer un débat, qui, à la lecture de ce post et de l’ensemble des commentaires, ne m’a pas apporter la réponse que je cherchais !

    Pour faire simple, je fais parti des « connards de jeunes entrepeneurs startupiens « . Comme aucun commentaire ne modère cette phrase, je me dis que c’est une image assez ancrée chez les graphistes, et j’en suis bien malheureux.

    Je vais essayé de vous faire comprendre l’embarras dans lequel je suis aujourd’hui, après 2j à éplucher des forums, des blogs et des sites de logos.

    Très naturellement, j’ai besoin de construire une image, une identité au projet. Bien évidemment, le logo est très loin d’être suffisant, mais c’est néanmoins un point de départ. Pourquoi? Car c’est lui qui permet de développer efficacement son image sur les réseaux sociaux, maillon indispensable aujourd’hui à une croissance rapide.
    Je n’ai moi-même aucune connaissance en le sujet. Je ne sais donc pas vers où partir, et si je vais faire une connerie en disant que je veux un logo comme-ci ou comme-ca…
    De plus, en tant qu’entrepreneur, je vis sur mes économies. J’ai donc besoin de prioriser et maitriser mes dépenses. Ca veux dire que je ne peux me permettre de payer un graphiste pour l’ensemble du projet tout de suite, mais pourtant, je suis prêt à investir dans le logo.
    Enfin, j’aimerais garder une relation avec le graphiste, car il me semble que travailler avec un graphiste, ce n’est pas pour le logo qu’il aura pondu, mais bien pour son univers graphique à lui, et sa capacité à comprendre le sujet, l’appréhender et le restituer.

    Aujourd’hui, il me semble que mes 2 solutions sont les suivantes :
    – Scanner le plus de books possible, et chercher un graphiste dont l’univers « me semble » adapté. Mais où trouver les books sinon en passant des jours à chercher des blogs?
    – Utiliser le crowdfunding, en priant pour trouver une idée qui me semble être un coup de génie. Question « suivi », c’est pas gagné, et apparemment il faut être sans coeur, ce qui n’est pas mon cas.

    Conclusion : j’ai le choix entre le pire et l’impossible…

    A ma place, comment feriez-vous, quels sont vos solutions ??

    Je m’excuse d’avoir fais si long, et vous remercie de m’avoir lu, et j’espère que quelqu’un pourra me conseiller !

    • Delfe
      Répondre

      Bonjour Cédric,

      oui malheureusement le « startupien » a mauvaise presse chez le graphiste. Mais n’en faisons pas une généralité.
      Car le graphiste est un animal susceptible qui s’offusque rapidement qu’une jeune entreprise puisse se payer un local, du matériel, du stock… mais n’ait pas d’argent disponible pour sa communication. Probablement car beaucoup d’entre eux, comme Bertrand dans le commentaire précédent, pensent que « la communication ne rapporte pas de cash ». C’est très français, et illogique, puisque c’est cette même communication qui vous fera en grande partie décoller. Encore faut-il trouver le bon communicant (et oui, le graphiste est un communicant), je vous l’accorde. Mais ceci vous semblez l’avoir compris.

      Trouver un graphiste n’est pas chose compliquée, les moteurs de recherche vous en proposeront des centaines. Un coup d’œil sur leur portfolio devrait rapidement vous renseigner sur leur crédibilité et leur connaissance du métier : quantité des travaux, qualité des références, etc.

      Ne vous posez pas trop la question de savoir quoi lui demander, c’est aussi le travail du graphiste de vous orienter et vous accompagner dans vos choix.

      En terme de prix, certains graphistes acceptent pour des activités naissantes, de faire cadeau des cessions de droit d’auteur le temps que l’entreprise se lance. Tout le monde peut y gagner.

      Bonne chance dans vos recherches !

  59. patrick
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    Bonne année !

    Je viens de lire TOUS les commentaires de ce site et c’est toujours le même problème de reconnaissance dans ce secteur d’activité.

    Il n’y a pas besoin de diplôme pour pratiquer les métiers de l’art graphique et « n’importe qui » peut être dessinateur, graphiste, créatif, infographiste, webgraphiste ou illustrateur…

    La seule différence est notre univers graphique, notre ambiance et notre relation avec le monde autour. C’est pour cela que nous sommes choisis par les clients, pas pour un prix.

    Le monde et ses supports graphiques évoluent. Les peintures rupestres et les tapisseries ont disparues, les tableaux suivent doucement. L’écran devient le support principal.

    Nous devons nous adapter ou disparaitre. De toute façon, personne ne nous aidera et surtout pas la maison des artistes 8-(
    Mais ça, c’est un autre débat.
    Courage !

  60. DSGNMKSSNS
    Répondre

    Nous pouvons rajouter à cette liste le sulfureux  » withdesigners « , à prohiber complètement : celui-ci propose, après « validation de notre candidature » d’accéder à des offres…. après avoir payé ! Difficile de se désinscrire également !

  61. Qobaalt
    Répondre

    Bonjour, je viens de tout lire également, et je voulais vous montrer quelque chose :
    http://haikusinteractifs.com/pdf/haiku_fr.pdf

    En fait je ne comprends pas l’intérêt pour les deux commanditaires de faire un appel à projet pour ça. J’ai l’impression que la portée artistique est un excellent alibi dans ce cas précis.

    Considéreriez-vous cet appel comme du crowdsourcing déguisé ? Ou tout va bien ?

    Certaines closes se contredisent ou sont floues comme les deux derniers paragraphe du point 10.3

    En fait je ne comprends vraiment toujours pas pourquoi ils ne font pas leur métier de producteur normalement, en organisant un appel à créateurs (et non à projets, là est la subtilité), en faisant un choix parmi les candidats en se basant sur leur travaux précédents, et ensuite et seulement à partir de ce moment, proposer à ces lauréats de réfléchir à un concept d’interactivité qui sera produit assurément.

    Alors vous en pensez quoi ? Est – ce que je me plante ? Ou est – ce que oui ça y est c’est grave parce que même les plus respectables s’y mettent ?

    Bien à vous !

  62. Even
    Répondre

    Bonjour a tous,
    Je ne vais pas faire mon vieux de service, mais nous assistons depuis quelques années à la banalisation de la création visuelle globale, dans tous les domaines créatifs, et ce phénomène va crescendo.

    Ici nous parlons de graphisme, mais rappelez-vous de l’apparition des photothèques libres de droits ! combien de vos collègues photographes ont soufferts de ce phénomène !?
    Il y a 10 ans, les budgets qui nous étaient confiés se réduisant considérablement, nous avons a contre-coeur dû utiliser ces ressources pas chères…
    Comment tenir face à un client à qui l’on propose une mission photo sur-mesure et qui nous claque à la figure LA photo tirée de fotolia ou consort, en nous indiquant que c’est ÇA qu’il veut…

    Clairement, nous nous dirigeons vers une banalisation et une standardisation du graphisme, simplement et évidemment pour des raisons économiques… seul pourra sauver la notion de propriété intellectuelle du visuel où lorsque les acheteurs de ces solutions (banques d’images ou sites de graphismes collaboratifs) vont avoir un besoin de différenciation par rapport à la concurrence…

  63. Paul K
    Répondre

    Hello le monde. Dites je suis graphite. Vous auriez du boulot pour moi svp ? je suis dans la galère grave. Donc si quelqu’un avait la grâce de partager un peu de son boulot avec moi, ca mettrait du beurre dans mes .. mes quoi déjà ??? ah oui… cela mettrait du beurre dans mes petits pois :)
    Moi perso , j’adorerai monter un graphistothon! c’est comme un graphiste… mais au thon :) J’attends vos offres. Par avance. merci de soutenir un graphiste dans la galère . A bientôt :)
    Paul K

  64. Wonder Wonder
    Répondre

    Pfiou! j’ai tout lu et par conséquent j’ai pleuré devant certains commentaires, surtout vu les raisons qui m’ont amenée ici…
    L’article date donc de 2012. Et on est en 2015. Et rien n’a changé. Rien, nada, walou, peau de z**.

    Je vous ai trouvé suite à un partage sur fb de cet article: http://www.psychee.org/blog/ne-nourrissez-pas-le-troll/

    Mais j’aurais du également vous trouver quand A Little Market a fait son « concours » à la con (heureusement on a réussi à le faire annuler) et à beaucoup d’autres occasions.

    Je suis en phase de reconversion pro dans les métiers d’art et de création d’entreprise. A la base je suis graphiste print. Et oui… Je voulais juste dire à ceux qui ne comprennent pas l’utilité d’un bon logo et de l’identité visuelle d’une entreprise que en gros, une bonne identité visuelle sur tous les supports participe à 50% au succès d’une entreprise. Delfe a très très très bien expliqué le pourquoi du comment donc je ne vais pas reprendre.

    En revanche, je peux rajouter ceci. Hier j’ai eu rdv pour faire le prévisionnel pour ma création d’entreprise. La première question qu’on m’a posé: quels moyens de communication avez-vous l’intention d’utiliser? Deuxième question: avez-vous une idée de l’identité visuelle que vous souhaitez avoir sur ces moyens de communication, parce qu’il faut que vous compreniez que c’est le plus important car c’est ça qui vous démarquera de la concurrence, qui fera que vos clients se souviendront de vous, etc? Troisième question: quel budget avez-vous pour ça? Donc ceux qui disent qu’un logo à 30€ fait l’affaire car ce n’est pas si important que ça, je les invite à entrer en contact avec des professionnels de la création d’entreprise. J’ai eu affaire à une dizaine de personnes pour ce projet, et tous ont insisté sur l’importance d’avoir une identité visuelle faite par un professionnel afin de montrer le sérieux et le professionnalisme de mon entreprise à mes clients.

    C’est ça qu’on paye quand on est une entreprise qui commande un logo, une charte, bref une identité visuelle. Et les gens semble oublier un truc très con: l’identité visuelle qu’on paye 2500/3000€ à la création de notre boite, si elle est bien faite/adaptée, bref si elle est travaillée intelligemment dès le départ, on la garde pour un minimum de 5 ans, voire beaucoup plus. Ce qui peut être ramené à 600€ par an de communication hors campagnes (mais bon on ne fait pas 12000 campagnes par an). Donc à 50€ par mois.

    Perso j’ai de la chance d’avoir une formation en graphisme parce que je vais faire une économie sur la charte etc. Ce qui me permet de pouvoir travailler avec une graphiste web pour la création de mon site et de la payer ce qu’elle doit être payée vu le boulot que ça représente. Par contre, j’ai déjà passé plus de deux semaines à 12 heures par jour sur mon identité visuelle entre l’analyse, le concept et la création comme l’a si bien dit Delfe. Et là j’attaque enfin la finalisation après avoir testé mes propositions sur mes clients. Oui mes clients, ceux qui vont acheter dans ma boutique. Parce que le but c’est de leur donner envie d’acheter et de revenir, de créer un lien affectif entre nous. Donc mon projet en réalité est le leur: le nom de la boutique/de la marque, le logo, la charte graphique, le slogan, doivent leur plaire et leur faire envie, il faut penser à tous les petits détails qui fidéliseront les clients, etc. Et tout ce travail, ça n’a pas de prix au fond. C’est les idées d’une seule personne qui vont réussir à attirer les clients et donc à les pousser à acheter, à travailler avec une entreprise et à y revenir. Donc ce graphiste payé 3000€ au départ et seulement au départ, c’est lui qui par son travail va permettre en partie à l’entreprise d’être visible et reconnue. On peut avoir une super idée, un super produit et beaucoup de pognon pour monter sa boite, si on n’a pas le bon logo, la bonne identité visuelle dès le départ, on sera le lièvre de la fable.

    Quant aux « si ce genre de sites marchent, c’est que les graphistes doivent se remettent en question sur leurs tarifs » que j’ai pu lire, faut arrêter les conneries un peu. On ne peut pas comparer Coca-Cola qui s’exile fiscalement et Breizh Cola qui galère parce qu’il y a des taxes de dingues à payer ne serait-ce que pour pouvoir travailler sans forcément pouvoir se payer un salaire à la fin du mois. Pourquoi une agence peut-elle faire payer 15 000€ une identité visuelle a un client? Parce que le client va tout de suite se dire: « ils payent leurs locaux, leurs dix employés, leurs impôts et taxes, etc donc ça les vaut ». Par contre la personne qui bosse chez elle (tous secteurs confondus d’ailleurs), les clients s’imaginent qu’elle bosse en pyjama, qu’elle ne paye pas de loyer et que tout son matériel lui a été amené par le père noël ou quoi???

    Enfin bref, au vu des évènements tel que l’affaire Besson, je crois que malheureusement on continuera à pisser dans des violons pendant longtemps encore vu que personne ne semble trouver ça dérangeant que les créatifs de métiers (et donc diplômés, expérimentés et à même de comprendre les tenants et les aboutissants d’un projet) soient remplacés par des touristes de la création qui travaillent pour le fun et l’adrénaline en dehors de leur travail officiel de 9 à 17h, 35h par semaine avec 5 semaines de congés payés et des RTT.

  65. François
    Répondre

    Bonjour la communauté, une question me tarode !!!!
    Quelle est la part que garde ces sites ? ils ne reversent surement pas l’intégralité du prix facturé au client.
    Qui à des infos ?

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