Commentaires

  1. Julien
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    Merci pour ce billet salutaire, j’ai été scandalisé aussi. Creads nous sort les mêmes arguments à chaque fois, en faisant sa pub au passage, ça me file bien la gerbe.

    Ils ont dit qu’ils étaient ouvert à la discussion et au débat, je leur ai proposé un débat en rediffusé direct, ils ne m’ont toujours pas répondu.

  2. SamuelK
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    Si tu veux mon avis tu n’arriveras pas à changer quoi que ce soit. Au contraire, c’est à nous de nous organiser et proposer des services différents. Aujourd’hui les clients vont bien plus souvent utiliser des services aux US, je pense à 99designs qu’en France. Et tu ne pourras jamais rien faire contre cela. Avec internet tu n’as plus de frontières. Et tu ne pourras pas non plus empecher le mec d’aller sur fotolia chercher son design de logo pour 3 euros.
    Perso, pour certains de mes clients qui me demandent une intégration HTML, je passe par ce site (http://www.csschopper.com/psd-to-html.shtml) qui me permet d’uploader mon PSD et qu’il soit fait en 48h par des indiens. Tu ne pourras jamais lutter contre internet et la mondialisation.
    Adaptons nous, rencontrons nos clients, soyons différents. Et à la limite il faut plutot encourager Creads à utiliser des designers francais un maximum.

    • Gaël Poupard
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      On ne parle pas nécessairement de changer mais de distinguer :
      – un graphiste professionnel qui fait des recherches approfondies et apporte l’ensemble de sa culture et de son savoir-faire dans la conception d’un logo parfaitement adapté à la cible et au commanditaire ;
      – d’un amateur prêt à faire un logo pour 10€ sans même connaitre la législation sur le travail et la propriété intellectuelle ;
      – et plus loin, d’un logo à 3€ trouvé sur Fotolia, que les gens verront utilisé aussi bien par un salon de coiffure que par un boucher/charcutier.

      La qualité se paye, car elle nécessite un véritable travail.

      Et on peut dire la même chose d’un intégrateur qui ne bosse pas lui-même (et donc se soucie assez peu de sa propre production).

    • Julien
      Répondre

      Qui parle de changer ? Je ne suis pas contre la concurrence, pourvu que mon concurrent paye ses employés. Creads ne me fait pas peur par ses résultats, mais par le fait que quand ils proposent 50 logos au client, ça ne leur coûte rien. Tu trouves ça normal ?

    • Florent
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      @SamuelK

      Oui c’est vrai ça, le monde n’a plus de frontière, désormais quand tu passes le palier de ta porte c’est un petit peu comme si tu étais déjà en chine.
      Alors autant aller jusqu’au bout :
      -Travaillons pour 10 centimes de l’heure, car après tout ils le font bien de l’autre côté de la planète, envoyons nos gamins à l’usine aussi, ils seront content avec un peu d’argent de poche.

      Les conneries qu’ils faut pas lire des fois…
      Lorsqu’une startup fondée sur des principes d’entubages intensifs voit le jour, toi tu regardes et tu te dis « ha ok j’imagine que c’est ça le futur… »?
      Mais effectivement, comme creads l’a dit, ils ne forcent personnes, et ça m’étonne pas vraiment vu que ça n’a pas l’air d’en gêner certains.

      Après, le jour ou la créa, les visuels, la culture numérique et tout le tintouin ça se résumera à la merde qu’on te fait bouffer sur les chaines nationales et autre, avec des budgets soit excessivement élevé pour rien ou excessivement bas pour un profit scandaleux de grosse boite de prod, au dépend de travailleur acharné à qui on a dit qu’il fallait se démarquer par une qualité exceptionnelle pour des cacahuètes, personne ne se plaindra j’imagine? Surtout pas toi visiblement.

  3. AGUILA
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    Merci pour cet article qui en plus montre avec une preuve, combien Creads sont des exploiteurs (j’aurais bien noté esclavagiste).

    Pour comparaison, 10 € c’est l’argent de poche que je donne à ma fille ainée… Qui n’a pas de loyer, ni de nourriture, ni autre charges à payer.

  4. Creads
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    Cher Julien,

    C’est une excellente idée. Nous t’avons déjà sollicité à plusieurs reprises mais tu as malheureusement toujours refuser de nous rencontrer. Dommage qu’il faille attendre une polémique pour ré-ouvrir notre discussion.
    En tout cas, notre invitation est toujours valable.
    Nous avions déjà mis en place un hangout avec les créatifs. Aujourd’hui, nous sommes en train d’organiser une table ronde avec différents acteurs (représentants du design, politique, créatifs). Nous vous tenons informés au plus vite.

    Alexandra et l’équipe Creads

  5. Julien
    Répondre

    > Nous t’avons déjà sollicité à plusieurs reprises mais tu as malheureusement toujours refuser de nous rencontrer.

    C’est malheureusement faux.

    > Aujourd’hui, nous sommes en train d’organiser une table ronde

    Une table ronde chez vous je suppose ? Une opération de com’ bien huilée ? Vous nous prenez pour des jambons ou quoi ? Faire cette table ronde chez vous sera l’occasion parfaite pour vous faire une virginité dans un beau billet de blog avec un beau montage vidéo en disant « Creads invite le gouvernement et les créatifs, regardez comme on est un acteur majeur de l’écosystème et comment on respecte trop tout le monde ! »

    Vous prenez vraiment les graphistes pour des cons je crois. Nous aussi on bosse dans la com, on sait comment ça marche.

    Rencontrons-nous quand vous voulez, en hangout en direct, en « terrain neutre », sans montage vidéo.

    Vous savez, ce que VOUS vous avez toujours refusé de faire.

    En plus, j’ai plein de questions auxquelles vous n’avez jamais répondu, comme par exemple « est-ce que les 50000 graphistes que vous revendiquez sont déclarés ? » ou encore « est-ce vrai que des dizaines de graphistes peuvent travailler pour votre bénéfice sans toucher un centime ? »

    Les réponses sont simples, un oui ou un non suffit. Oui ou non ? Et le hangout en direct, oui ou non ?

  6. Goulven
    Répondre

    Bonjour à tous.
    Il n’ y a aucun intérêt à discuter avec Creads et consorts. C’est la conclusion que nous avions tiré il y a … 5 ans de ça ? Nous n’avons pas d’intérêts communs. Leur modèle économique n’existe que sur des failles juridiques et sur le manque de formation et de communication dans nos branches professionnelles, et sur une vision fantasmée de nos métiers par une grande partie de la société, incluant les clients et annonceurs. Nous avions par contre compris que l’important était de transmettre et former les graphistes en particulier débutants, via les forums, réseaux sociaux, centres de formations pour ceux qui comme moi sont formateurs. Ce que nous faisons. Le souci aujourd’hui est de voir un représentant de l’Etat cautionner ce genre de système accélérateur de paupérisation, par manque de connaissance. La connaissance, les témoignages, les analyses, nous les avons, le but est de faire remonter l’info par tous les bilans possibles. Rentrer dans le « dialogue » avec Creads et autres est une perte de temps et d’énergie. Nous y avons assez passé de temps, sans que rien de nouveau n’en soit sorti après des années d’échanges en lignes et ailleurs.
    Aujourd’hui voilà auprès de qui nous devons communiquer :

    – les graphistes et designer débutants en premier lieu,
    – les clients et annonceurs, (chaque demande est l’occasion d’entamer ce dialogue, ça marche mieux qu’on ne le croit)
    – et donc les représentants de l’État, qui, et c’est malheureusement compréhensible, peuvent se laisser manipuler par du lobbying bien emballé sans en mesurer les effets pervers et faces cachées.

  7. Vincent
    Répondre

    Merci pour ce que vous faites !
    Les choses vont peut être enfin bouger… Creads essaye de faire passer la pilule en envoyant leurs clients poster des avis un peu partout sur le net pour les défendre, mais ca ne marchera pas :)

    Vous êtes cuits, devenez une agence « normale », il ne vous reste que çà a faire… vous allez découvrir qu’avoir la conscience tranquille c’est agréable.

    Bises

  8. Boronat
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    Bonjour à tous !
    Pour être bref, j’ai 26 ans, gérant de ma petite agence de communication de puis 1 et demie, auparavant j’ai travaillé 3 ans en agence de com suite à 6 ans d’études dans le graphisme…
    Pour ma part, CREADS, c’est des concours et non du travail gratuit ! Dans la vie, y’en a qui joue au poker, au machine à sous, au loto… Moi, je me prend une demie heure, pour faire un logo !

    • Ludivine
      Répondre

      D’accord. Et donc tu te brosses complètement avec le fait que ta plateforme de concours pique le taf d’un professionnel ? Tu trouverai donc normal de faire bosser 10 traiteurs pour ton mariage, et de n’en payer qu’un. Bah oui, après tout ce n’est qu’un concours…

      • Gaël Poupard
        Répondre

        Ça dénote aussi l’estime de son propre travail : un logo pondu en une demi-heure, qui pourrait ne pas être « gagnant »…

        Après « 3 ans en agence de com suite à 6 ans d’études dans le graphisme », voilà pour Boronat ce que vaut un logo.

        Dis-moi Boronat, si tu accordes si peu de valeur à ton travail, comment te fais-tu payer par un client ? Tu n’as pas peu qu’ils te rient au nez ?

        Non, un logo ne s’improvise pas. Le graphisme n’est pas une discipline artistique mystique dont le dynamisme dépend des muses de la mythologie, c’est un travail de design (à comprendre : une conception ordonnée, réfléchie, construite et mise en œuvre avec les techniques adéquates).

        C’est un vrai travail, en fait.

        • Boronat
          Répondre

          C’est mon côté spontané ^^, un logo doit être simple et efficace. Mais t’inquiète pas pour chaque concours, il y a un chef de projet et un DA, pour t’orienter, préciser et affiner ton travail !

          • brgr

            Il y a aussi un DC et des éxécutants pour t’aider dans ta lourde tâche de 30 mn ?

          • LaurentC

            « il y a un chef de projet et un DA, pour t’orienter, préciser et affiner ton travail ! »

            aaaah, en fait, c’est bien pire, c’est du salariat déguisé !!
            Ahahahha c’est génial ! Ils sont forts pour faire faire des numéros de cirques à certains. Depuis le début, j’ai l’impression de lire un article de Le gorafi :) Vive la vraie indépendance ! Et heureusement, je vois mal mes clients faire appel à Creads, la honte pour eux (tous les logos se ressemblent et sont pompés sur des existants :) )

        • Gaël Poupard
          Répondre

          Pas besoin d’attaquer les gens (surtout avec des fautes d’orthographe), ça ne te fera pas gagner en crédibilité.

          Sur ta réponse, @Boronat, un logo doit effectivement être simple et efficace, mais ça ne signifie pas qu’il doit être gribouillé en 30 minutes.

          Il ne faut pas confondre simplicité et facilité, ni efficacité et rapidité.

          Et si en plus tu ajoutes des allers et retours avec DA et CP, comment prétendre ne travailler qu’une demi-heure ? Ces simples échanges – dans un univers professionnel – sont très chronophages.

          PS : Je ne m’inquiète pas pour toi, tu es grand et je suppose que tu assumes entièrement ce que tu fais (sinon tu ne discuterais pas ici avec nous). Je ne m’inquiète pas non plus pour les commanditaires, qui mériteront largement l’image véhiculée par leur nouveau logo bas de gamme.

        • JB
          Répondre

          Tu devrais pas trop te la raconter niveau portfolio (osb communication). Allez on va mettre ça sur le compte de la jeunesse. 😉

  9. brgr
    Répondre

    Assez d’accord avec Goulven, malgré les jolis discours de ce genre de boîtes, au fond leur but sera toujours de conserver leurs marges, et cela se fera toujours au détriment des participants. Informer les étudiants de ces dangers est donc capital, et pas mal de profs devraient se réveiller et mettre en garde leurs élèves, plutôt que de révasser à un marché du design qui n’existe plus.

    Et Boronat, ce n’est pas parce que tu es capable de faire la part des choses que bien des personnes, plus naïves, se feront avoir et considèreront que ces concours sont au prix du marché. Et que dire de tous ces clients qui ne connaissent pas le milieu, qui voient ces tarifs ridicules ? À toi, ça te fait peut être un petit complèment, mais ça représente un réel danger pour un marché déjà pas très estimé, et pour des jeunes actifs « innocents » qui vont risquer leurs plumes sur ces sites (qui eux ne risquent rien).

  10. brgr
    Répondre

    Par contre effectivement il ne faut pas laisser passer la méconnaissance de nos élus à ce sujet. Ne pas lâcher tant qu’on n’a pas une discussion plus longue qu’un tweet avec Mme Lemaire.

  11. Nicolas
    Répondre

    Bonjour Ludivine,

    Je suis membre de Creads, je connais une partie de l’équipe. Je ne parle pas au nom de tous les autres membres, mais je n’ai pas le sentiment de m’y faire exploiter. Peut-être ai-je la chance de gagner des concours et de pouvoir passer désormais en direct avec Creads. Quoiqu’il en soit, le propos financier ne me paraît pas être un argument pour condamner Creads (ni les autres). N’est-ce pas paradoxal de dénoncer un modèle ultra-libéraliste en avançant uniquement la rémunération ?

    Financièrement, ce n’est certainement pas la meilleure option certes, mais Creads n’a jamais fait de fausse communication à ce sujet. Si Creads a séduit 50 000 créatifs, je doute que ce soit en leur faisant croire à une mine d’or. Creads est un tremplin, un terrain d’expression. Sans parler du fait que nous avons des griefs « gratuits » (oui, on économise la prospection). Alors appeler ça du « travail gratuit », c’est peut-être un raccourci qui plait aux plus réac’ des twittos, mais on en est loin.

    Car Creads ne prétend pas remplacer le circuit traditionnel pour trouver du boulot. Les autres moyens, il y en a, on les connaît, et on trouve si on cherche bien. Et quand on en trouve pas, ce n’est certainement pas la faute de Creads. Alors arrêtons de lui taper dessus, c’est si facile.

    Je m’adresse à tous ceux qui ont déversé leur colère, selon moins un peu exagérément. Soyons intelligents, arrêtons de prétendre vouloir sauver l’humanité et un métier sous prétexte que nous ne maîtrisons pas les évolutions de la société et souffrons des défauts du secteur. Adaptons-nous, nous avons encore la chance d’être libre de choisir ce que nous voulons et ne voulons pas. Arrêtons de voir le mal partout. Creads est une alternative, pour leurs créatifs comme pour leurs clients. Que tous ceux qui n’en veulent pas s’éloignent et avancent comme ils le souhaitent. Pour certains, et j’en fait partie, Creads fait vivre. Financièrement ou pas, la question n’est pas là.

    • Julien
      Répondre

      aaaaaaaahhhh il nous manquait le fameux point de vue du « gars de la communauté qui ne se sent pas exploité et qui gagne même un peu d’argent et qui vient témoigner spontanément », c’est chose faite.

      Ils sont quand même très fort, dès que le sujet réapparait ça devient une tribune pour eux. EN attendant mes questions n’ont toujours pas de réponses.

    • Florent
      Répondre

      « N’est-ce pas paradoxal de dénoncer un modèle ultra-libéraliste en avançant uniquement la rémunération ? »

      T’as bien raison, attendons qu’ils abusent de petit chat mignon pour les attaquer sur un vrai truc, non mais c’est vrai quoi, cette bande d’avare qui dénonce le fric en parlant de fric, nous les artistes on vit d’amour et d’eau fraîche, les gens qui pointent du doigts les systèmes foireux qui table uniquement sur le profit devrait d’abord vivre dans une cabane en papier mâché pour montrer l’exemple.

      Vraiment, les conneries qu’il faut pas lire…

  12. Anteka
    Répondre

    Nicolas, ton commentaire est juste consternant. En gros, maintenant il faudrait se résoudre à travailler sans être rémunéré. Dire que tout travail mérite salaire c’est un réflexe de vieux réac. pour toi ? J’hallucine.

  13. brgr
    Répondre

    Nicolas, deux remarques :

    « sous prétexte que nous ne maîtrisons pas les évolutions de la société »

    Peut-être a-t-on envie justement de défendre et de soutenir une évolution qui nous semble juste, plutôt que d’embrasser une « évolution » dangereuse de nos métiers.

    « Creads fait vivre »

    Partons du principe que l’on parle des 10 % d’heureux élus dont tu as l’air de faire partie. Concrètement combien te rapporte Creads par heure travaillée ? Vu les rémunérations proposées sur le site (je me suis inscrit pour ne pas mourir idiot), ça ne vole pas bien haut. Même en complément d’activité, ce n’est absolument pas rentable de travailler pour eux. Du coup, tu perds du temps, et eux gagnent de l’argent sur ton dos, aussi sympathiques soient-ils !

  14. Olivier
    Répondre

    Bonjour à tous…

    Je voudrais partager mon expérience personnelle et donner mon opinion sur cette polémique. Je ne vais pas rentrer sur ce qu’à dit tel ou tel politique, je vais juste m’exprimer sur le principe de Creads.

    Je suis designer graphique/web désigner indépendant et travail en association avec plusieurs professionnels de tous domaines de la création… et participe quand j’ai du temps à des projets Creads.

    Effectivement je pense qu’un désigner ne peut pas gagner sa vie avec creads. Heureusement je n’ai pas de soucis à me faire pour cela, ma situation professionnelle est très bonne. Les gains que me génère Creads ne sont pas une nécessité pour moi, mais bon ça fait toujours plaisir d’arrondir ses fins de mois.

    Je suis arrivé sur la plateforme creads en cherchant des infos sur sur le fonctionnement des entreprises participatives trouvant le principe intéressant.
    J’ai créé un compte pour y voir plus claire et ai participé à deux ou trois projets pour voir sans trop me faire d’illusion… Car ayant participé à un certain nombre d’appelle d’offre, qui elles oui sont pipés à 95% du temps… J’ai été étonné de l’honnêteté de la communauté lors les phases de votes. Je ne peux pas dire la même chose d’autres plateformes de ce type, je tairai les noms pour ne pas créer plus de polémique.

    Moi je participe pour le goût du challenge, le fait de s’efforcer à être le meilleur, pour ne pas tomber dans la routine de la créa alimentaire. Pour moi la création de marque est réellement une passion et Creads me permet d’en faire plus que de normal. Et vu la qualité de certains travaux je peux dire que je ne suis pas seul dans ce cas. Et je n’ai pourtant jamais eu l’occasion de leur rendre visite ne vivant pas en France. Donc je vous assure que je ne suis pas membre interne de Creads et n’ai aucun intérêt à les défendre… Il sont assez grands pour le faire tout seul.

    Après je ne suis pas sûre que les clients de Creads soient les mes même que ceux qu’un free-lance peut capter.

    Je pense que pour un jeune Creads donne une opportunités de se mesurer à d’autres créas et de se former un book avec quelques réalisations…

    Après j’ai l’impression de lire toujours les mêmes polémiques… Que le l’enregistreur de K7 va tuer l’industrie du disque… Pareil pour les graveurs de CD… Pour les DVD et évidemment pour le téléchargement d’œuvre Audiovisuelle… De la musique et des films gratuits… Combien de ceux qui tirent sur Creads n’ont jamais copié un CD ou téléchargé quoi que ce soit.
    Celons certains dire Creads exploite les graphiste… Pensez-vous réellement que les graphistes sont si dupes et se rende au rang d’esclave ??? Nous sommes tous conscient que ce genre de pratique ne nous rendra pas riche, mais c’est un service que certain clients peuvent apprécier. Et si ce n’est pas Creads ce sera un autre… A nous professionnels de s’adapter de se dépasser et de proposer des services toujours meilleurs.

    Pour moi Creads n’est pas une menace. Loin de là.
    Désolé d’avoir été un peu long mais je suis fatigué des attaques faciles. Que ceux qui peuvent faire mieux, en avant!

    Sur ceux je souhaite à tout le monde de réussir à vivre de sa passion comme j’ai la chance de le faire.

    Olivier.

    • JB
      Répondre

      Ton raisonnement pourrais tenir la route si les sociétés comme Creads organisaient de vrais concours : créations de chartes et logos pour des marques imaginaires et on ferait ça uniquement pour le fun et le challenge. Mais ce n’est pas le cas, chaque « faux » concours organisé par ces boites est un contrat qui n’a pas été donné à une vrai agence ou à un freelance. Et au niveau de la concurrence comment tu peux t’aligner sur une boite qui offre 100 proposition de logos pour un prix inférieur à celui du marché ? Pour l’instant Creads et ses potes ne te font peut être pas concurrence mais si on laisse faire ça les métiers de la création et du design ne pourront plus faire vivre leurs acteurs et deviendront uniquement des « hobbies ».

    • Florent
      Répondre

      « Que le l’enregistreur de K7 va tuer l’industrie du disque… »

      J’ai une question pour toi, les grandes surfaces ne représentent-elles pas un danger pour le commerce de proximité?
      Si la première réponse qui te vient à l’esprit est « non », je te conseille de redescendre sur terre une seconde et de regarder un peu les choses en face.
      Si après ça t’as encore l’esprit tranquille face à ce genre de système assume au moins le fait que t’en as rien a ciré que certains galèrent à cause de l’apparition de telles plateformes, c’est facile de dire « c’est pas si mal » conjugué à « moi je vis bien à côté »

      Perso j’ai des revenus merdiques au possible, et en terme de qualité de créa je sais ou je me situe, à côté de ça on fait tous un peu de « taff perso » « non rémunéré » on le fait pour nous, on a la motive personnelle de se pousser au cul pour faire mieux, améliorer nos compétences et se dépasser, pas besoin d’aller s’inscrire sur cette merde pour ça, je suppose que certain ont besoin qu’on les tienne un peu par la main.

      J’ai la sensation que plus je vais scroller plus je vais en voir des jolis commentaires en faveur de Creads.

  15. brgr
    Répondre

    « Se mesurer à d’autres créas »
    Quand on voit les résultats, ce n’est pas bien dur, et je ne suis pas sûr que ce soit les meilleurs « créas » à qui se mesurer pour progresser, mais passons…

    « Les participants ne sont pas des esclaves »
    Bien sûr, personne n’a le couteau sous la gorge ici. On peut quand même regretter un flou artistique qui fait que des jeunes mal informés vont penser que Creads est une agence qui va leur fournir du travail.

    « Creads n’est pas une menace »
    Pour les graphistes qui y participent, pas tellement. S’ils ne gagnent pas d’argent ils iront ailleurs assez vite. Mais il faut prendre plus de recul : pour le marché global et les autres créatifs, le danger est réel. Le fait que des annonceurs utilisent ce système va progressivement abaisser la valeur de nos prestations. Pourquoi passer par une agence classique ou un freelance quand je peux payer 5 fois moins cher chez Creads ? Si personne n’est là pour informer le client des avantages de passer par un professionnel, il ne verra que le coût, et donc signera chez Creads. Car pour un annonceur, c’est bien là le seul intérêt. Il ne se rend pas compte qu’il achète une prestation basique pas forcément adaptée aux problématiques de sa marque. Creads ne te fournit qu’un logo, quand un professionnel te fournit une identité réfléchie et adaptée à ta marque et à ses objectifs. Nous sommes des professionnels du design, nous l’avons étudié, nous l’avons pratiqué, et nous savons que si un logo peut prendre 30 min à éxécuter, il demandera bien plus de temps en réalité, en réflexions, recherches et pistes rejetées. Nous faisons un beau métier, ne le bradons pas.

  16. Ben
    Répondre

    Yes, on peut débattre de tout ce qu’on veut concernant creads, le rémunération, la manière de communiquer, etc… ça reste un complément encore pour le moment (potentiellement nocif assurément). Mais fundé à 3 millions.

    Creads est un potentiellement supermarché pour professionnels peu scrupuleux; ce sont eux qui ont la main, on leur offre une plate-forme pour « optimiser leur coûts » au final. Le gros problème est je pense à ce niveau là. Des qq graphistes ayant ici donné un avis positif sur creads, d’aucun n’avouera y donner sa préoccupation principale. Un complément. En extrapolant, on peut donc imaginer que la plateforme fasse passer l’activité de « créa » à un besoin complémentaire, aboutissant à un paysage graphique au rabais

  17. STPo
    Répondre

    Il me semble que le premier commentaire de Goulven résume bien la situation. Débattre du pour ou contre Creads (et autres) n’est pas l’enjeu ici, cette discussion a déjà eu lieu il y’a des années et ses conclusions sont limpides. Le vrai nouveau sujet c’est le message catastrophique envoyé par les autorités compétentes avec cette visite de Lemaire et la récupération qui en est faite : la visibilité alarmante de ce cirage de pompes béat vient détruire le patient travail de pédagogie que nous menons quotidiennement sur le terrain auprès de nos clients et nos confrères depuis des années. C’est consternant, dangereux, contre-productif, grave et totalement inadmissible de la part d’une secrétaire d’État.

  18. Vinmon
    Répondre

    Bonjour,
    Je me permet de poster ici de la même manière que j’ai pu le faire sur un article récent.
    Ca fait 3 ans que je suis à mon compte en graphiste Freelance et je ne suis pas du tout d’accord avec l’auteur du post.
    On peut avoir des avis divergents, pas de problème, mais je ne supporte pas de voir que des « confrêres » comme l’auteur du post ou Marie Julien se permettent de s’auto proclamer portes parole de la profession. Je le répète je suis aussi de la profession et ne suis absolument pas d’accord avec vous.

    Pour ma petite histoire, au début j’ai pas mal participé sur Creads, et je n’ai pas forcément été sélectionné à chaque fois. Pour autant, mon style à plu et Creads m’a confié plusieurs missions individuelles intéressantes et lucratives. Oui ils font ça aussi.
    Aujourd’hui mon affaire marche bien. J’ai mon portefeuille de clients que je renouvelle continuellement, et Creads me confie des projets de façon opportune.
    Ma réussite c’est grâce à mon travail avant tout, parce que je ne suis pas un geignard qui me lamente sur mon sort, et c’est aussi un peu grâce à des opportunités comme Creads et c’est un fait.

    Donc messieurs les coléreux, merci de parler EN VOTRE NOM et non au nom d’une profession dont vous n’êtes pas les uniques représentants.
    Si je peux ajouter, modérer un peu vos accusations qui flirtent souvent avec les raccourcis, le négationnisme, et la diffamation.

    • Julien
      Répondre

      > Creads m’a confié plusieurs missions individuelles intéressantes et lucratives

      En direct, comme une agence classique donc. Si ils ne faisaient que ça, ça irait très bien, le problème c’est le moment où tu as travaillé pour eux sans qu’ils te payent.

      Peut être que ça te convient, après tout tu n’es pas un « geignard qui se lamente sur ton sort » et que tu aimes bien travailler pour rien. À moins que « pas un geignard » se traduise par « je n’ouvre jamais ma gueule par lâcheté », va savoir, c’est possible aussi.

      Je serai curieux également de connaitre le CA de ceux qui passent par ces plateformes et pour qui « tout va bien et c’est très lucratif », parce que souvent leur réalité est assez distordue.

      Bref de toutes façons le problème c’est pas Creads, on sait déjà que c’est pourrave comme système et on y participe pas. Le problème c’est qu’une Secrétaire d’État en fasse l’apologie sans savoir de quoi il retourne.

    • Florent
      Répondre

      « je ne suis pas un geignard qui me lamente sur mon sort »

      Ca fait un peu « moi je joui quand on me fesse »

      Après je vois même pas vraiment où se trouve le débat, des gens bossent pour satisfaire un besoin client, et ne sont pas payé à l’arrivée, je suis désolé, mais putain les mecs ditent le haut et fort quoi :

      « Je trouve normal que des mecs bossent pour un besoin client et ne soit pas forcément payé »
      C’est pas si difficile?

      Allé tous ensemble !

  19. Yamo Yamo
    Répondre

    Vinmon > ni MarieJulien ni l’auteur de ce post n’ont pris l’initiative tous seuls de défendre ce type de point-de-vue au nom des graphistes.
    C’est exactement la même position publique que l’Alliance Française des Designers (regroupement de 4 syndicats d’auteurs français), ainsi que d’un nombre notable d’organisations semblables partout dans le Monde, et de nombreux acteurs individuels reconnus du design. Renseigne-toi.

    En d’autres termes ce blog comme d’autres n’est nullement à l’origine de la gronde généralisée du monde du graphisme et des designers au sens large, il n’en est que l’écho.

    Alors ça peut ne pas te plaire, tu peux ne pas être d’accord en considérant que si pour toi ça ma marché c’est tout ce qui compte, en effet.
    Mais je pense un peu rapide de ne résumer au passage les inquiétudes d’une grosse partie – que ça te plaise ou non – de la profession qu’à celles d’une poignée d’énervés.

    Dommage, pour quelqu’un accusant les autres de « négationnisme », d’être aussi prompt à arranger la réalité comme elle lui plaît.

  20. Spleener
    Répondre

    Les commentaires en faveur de Creads font penser au « CM qui essaye vainement de poster des fakes messages pour essayer de contrer un bad buz ». M’enfin dans le doute…

    Je ne peux pas comprendre comment on peut encore défendre ce type d’entreprise. A mes début, je participais pas mal à ce genre de concours/appels d’offre, mais il y avait peu de communication sur le perverted crowdsourcing. J’y allais sans me poser de questions, mais en 2014, avec les nombreux articles qui soulignent le problème, je n’arrive pas à comprendre comment quelqu’un de la profession peut encore cautionner ça.

  21. Gilbert AGUILA
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    Bonjour,

    Certains commentaire (dont le logo à 30 min) m’ont fait penser à un lointain conte chinois que j’ai en mémoire ; je vous prie de m’excuser par avance pour les inexactitudes de mon récit (et suis preneur de références plus précise) :

    « un empereur chinois passe commande, auprès du plus illustre artiste de son époque, du plus merveilleux dessin d’oiseau qu’il soit en mesure de réaliser. L’empereur et l’artiste prennent rendez-vous dans un mois pour la livraison de l’œuvre.

    Le moment venu l’empereur et toute sa cour, arrive en grande pompe chez l’artiste. Celui-ci devant l’empereur étend un parchemin vierge, prend ses outils et trace le plus magnifique oiseau que l’on est jamais vu.

    L’assemblée, empereur y compris, est émerveillée par le dessin, mais l’empereur se sent aussi insulté. Pourquoi ? Parce que l’artiste l’a fait attendre un mois alors qu’il a su réaliser son œuvre devant lui à main levée. Hors on ne fait pas attendre l’empereur de Chine ; il fait donc décapité, sur le champ, l’artiste pour son impudente.

    Sur ces faits un serviteur de l’empereur revient des ateliers de l’artiste avec des centaines d’esquisses de l’oiseau. »

    Cela m’inspire deux réflexions :
    Tout d’abord, souvent les non-professionnels du graphisme pensent que le métier de graphiste, illustrateur, designer (etc) c’est facile pour nous : c’est un don ! On fait ça sur un coin de table en 15 min (ça vaut quoi ? 10 €… à tout casser).

    Ce que beaucoup ne savent ou ne veulent pas entendre (c’est d’autant plus terrible quand ce sont des graphistes) c’est que cela demande de l’apprentissage, de la formation et de la pratique. Ça demande une culture graphique, une curiosité pour se mettre à jour et une capacité d’écoute pour que cette culture et ce travail soient adapté à la demande du client.

    Enfin, deuxième réflexion, ce temps passé à préparer le travail ça se paye. L’artiste chinois à demandé un mois de délai, car il savait que c’était le temps nécessaire pour maitriser le sujet. Personnellement je ne sais pas faire un logo (un vrai j’entends, par un petit dessin voir un gribouillis) en 30 minutes ; j’aime me renseigner sur le secteur d’activité du client ce que font les concurrents, le positionnement de l’entreprise, le message qu’elle a à véhiculer, etc. Ensuite viens tout le travail graphique, les essais, le peaufinage du trait et des couleurs, etc. Mais je ne vous apprends rien !!!

    Le problème du modèle économique de Creads, c’est que l’on balaye tout ça dans l’approche de base. Faire un logo en 15 minutes ne permets pas d’apporter le sérieux d’une création, donc au mieux on a des propositions stéréotypées au pire des « merdes », ce qui à mon sens ne valorise pas notre profession, ni la rend plus crédible. Autre possibilité, les graphistes souscrivant à ces concours font un vrai travail de création (donc on passe au delà de la ½ heure) et ils ne reçoivent pas de rémunération (je suppose que Creads et consorts eux sont payés ! Avec comme argument de vente de présenter x propositions de logo [si j’ai bien compris le système/proposition commerciale]). Et on revient à des notions du genre : « c’est pas un vrai métier mais une passion, vous voyez ils ont pas besoin d’être payé, l’amour de l’art suffit ». Perso même à 25 ans, en début de carrière, je vivais pas d’amour et d’eau fraiche.

    L’argument « oui mais les jeunes graphistes peuvent se faire la main et se former » est captieux. Il me semble que c’est aux écoles de graphisme de former et d’apporter le regard de professionnels sur le travail fournis. Petit question aux partenaires de Creads : est-ce que votre « apporteur d’affaires » vous fait des retours sur les propositions non retenues ? Et est-ce qu’il présente d’ailleurs, toutes les propositions faites lors du concours ?

    L’argument ultime est « oui mais ça a marché pour moi ». Là on rentre dans un problème fondamental de notre société, la vision égocentrique : tant que nous ça nous rapporte, pourquoi se soucier du groupe. Et là… J’ai plus d’arguments… Que mes yeux pour pleurer sur notre misère humaine !

  22. brgr
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    Il est très bien ce conte chinois. À quand sa déclinaison en film d’animation éducatif envoyé à tous les clients ?

  23. Yamo Yamo
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    Le problème c’est pas les clients. Faut pas s’attendre à ce qu’ils s’occupent de régler nos problèmes à notre place, c’est pas leur job.

    Le problème c’est d’une part la loi qui permet (ou reste trop floue sur) ce genre de choses, et d’autre part les graphistes qui y participent sans se rendre forcément compte de ce qu’ils provoquent.

  24. Philippe Gélas
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    C’est quand même bizarre comment tous les commentaires de graphistes ou DA pro-Creads (hormis celui de Nicolas) sont faits par des comptes ne renvoyant vers aucun site ou portfolio. Utiliser des faux comptes et des faux avis, voilà à quoi ils en sont réduits pour se défendre. C’est moche.

  25. Qobaalt
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    Merci pour ce rappel, j’avais l’impression que le débat s’était éteint et qu’il était trop tard. Ouf !

    L’intervention de Gilbert Aguila est aussi remarquable, tant il nous rappelle les fondements d’un travail bien fait. Au passage, le conte auquel il fait allusion s’appelle « Le Rossignol et l’Empereur de Chine » que je vous propose de (re)découvrir en détail sur la page Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Rossignol_et_l'Empereur_de_Chine

    L’histoire n’est pas vraiment la même, mais la conclusion est sans appel :
    « Nul ne peut s’approprier, même artificiellement, un talent qu’il ne possède pas. »

    On apprend aussi dans l’article de Wikipédia, que ce conte à inspiré Verdi pour son Opéra: « Le Rossignol ». Je pense notamment à toi @Brgr et à ta remarque sur la possible nécessité de réaliser quelque chose en Animation. Eh bien en ma qualité d’étudiant en animation aux arts déco, je me suis dit « mais oui, pourquoi pas bonne idée! » Et puis je me suis rappeler de ce court métrage réalisé par Reineke qui interprète très astucieusement une fable de Jean de La Fontaine :
    « Le Corbeau voulant imiter l’Aigle » —> https://vimeo.com/40657305

    Alors sans pouvoir rentrer dans une réflexion de fond ici et maintenant, je ne peux que soutenir ceux qui prônent de continuer la pédagogie auprès des clients, auprès des étudiants, au sein des BTS comme dans les Grandes Écoles Supérieures. On ne prépare, à mon goût, pas assez les nouvelles générations à se protéger, à comprendre leurs droits et à les défendre, ni à comprendre quel en est l’intérêt pour eux, pour leur métier et leurs confrères.

    Je pense aussi, et c’est mon avis qui n’engage que moi, que la génération qui enseigne est parfois complètement dépassée par la rapidité d’expansion des possibilités (bonnes ou mauvaises) qui fleurissent grâce à l’Internet. Pourquoi en France a-t-on autant de retard ?

    Enfin, pour sortir un peu de la sphère seule du graphisme, on a le même problème dans le cinéma d’animation (bien qu’il soit extrêmement bien subventionné en France) avec certains studios qui n’hésitent pas à faire travailler 300 indiens plutôt que 10 animateurs français, sous prétexte d’accélérer la production et d’alléger les coûts au détriment de la qualité technique. Je pense par exemple au Petit Prince et d’autres séries affligeantes de techniques bas de gamme que vos enfants regardent le matin à la TV.

    Mais finalement ce n’est pas nouveau @SamuelK dit qu’on ne peut pas lutter. C’est vrai, on ne peut pas lutter tant que même des entreprises d’ordinaire respectables, publiques, ou de médias privés, voire là, l’Etat (!!!) semblent rentrer dans le rang comme on épouse un phénomène validé par l’inertie du plus grand nombre. On ne pourra pas lutter, tant que les Arts et leurs enseignements seront considérés comme ils le sont aujourd’hui. On ne pourra pas lutter tant que les métiers de la création ne seront pas considérés par le grand public comme vecteur d’innovation, de progrès.

    C’est un phénomène ahurissant qui touchent depuis toujours les classes ouvrières, et commencent à se généraliser. Dans le cas de l’artisan — artiste ( le graphiste, mais il y en a d’autres, j’y viens), ce n’est pas nouveau. Prenons par exemple le cas du luthier. Les luthiers sont rares maintenant, et se sont fait complètement laminés par l’industrie asiatique qui fait des instruments de merde. (Je suis violoniste). Je ne sais pas si vous arrivez à me suivre, mais le fait est que —heureusement!— tout le monde n’a pas la prétention de pouvoir intégrer un orchestre philharmonique en claquant des doigts. Et pourtant ça n’empêche pas les amateurs de s’amuser dans un garage et de parfois trouver une bonne idée.

    Alors pourquoi la « cohabitation » fonctionne dans le domaine de la musique, mais pas dans le domaine des Arts Graphiques ? Parce qu’on considère les arts graphiques comme mineurs depuis l’école. Pendant tout le cursus. Du CP aux MASTERS. Ce n’est pas considéré comme un métier sérieux. J’en suis le premier à en faire les frais dans ma propre famille qui ne comprend pas ce que je fais. Pour eux, c’est obsolète, pas essentiel.

    Il est là le souci je crois. Serait-ce donc par là qu’il faille commencer ?

    Alors peut-être serait-il intelligent d’en faire un débat public, qui intégrerait aussi les autres domaines, pas seulement celui de la création graphique, mais celui de la place des choses dans l’éducation. Je vous invite à (re)voir cette conférences TED de Ken Robinson qui parle du sujet : « How School Kills Creativity » — http://www.ted.com/talks/ken_robinson_says_schools_kill_creativity

    Voilà ma contribution, un peu longue, pardonnez-moi … Mais je crois que nous mettre en colère ne suffit plus.

  26. Qobaalt
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    Ah! Et pour compléter, je voulais vous montrer ce travail de Yoann Bertrandy qui lance un pavé dans la mare : http://issuu.com/yoannbertrandy/docs/ttlmonde-est-graphiste.

    Son livre est issu de son mémoire réalisé aux arts déco de Strasbourg, et sa démarche n’est partisane d’aucun camp, nous laissant libre d’en tirer nos propres conclusions bienveillante tout de même sur l’amateurisme…

  27. Delfe
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    La parabole de Gilbert AGUILA me rappelle une anecdote sur Picasso, que malheureusement je ne retrouve plus.
    De mémoire Picasso déjeune avec un ami parfumeur souhaitant lancer un nouveau parfum, et lui demande s’il a des idées pour le design du flacon. Picasso lui en griffonne un sur la nappe.
    Son ami trouve l’idée géniale et va pour déchirer le bout de nappe et l’emporter.
    Picasso le coupe dans son élan : « ça fera 5000 francs ».
    Son ami de s’offusquer : « Quoi ? 5000 francs alors que ça ne t’as pris que 30 secondes ? »
    Et Picasso de corriger : « Non, ça m’a pris 30 ans, et 30 secondes ».

  28. Le Mignon Enora
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    Ce qui est très intéressant chez CREADS c’est leur manière de jouer avec les chiffres.
    Dans leurs vidéos et les chiffres donnés dans les interviews, c’est en moyenne une centaine de réponse sur un projet ouverte, pas 20 ou 50…
    Sur du déclaratif on peut dire ce qu’on veut, mais ce qu’il faut c’est des preuves de ce qu’ils avancent…

  29. One pixel
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    Bon je cherche à faire construire une maison. Alors toi là, toi, toi et toi vous en construisez une. Je choisirai celle qui me plait le plus et que je paierai la moitié du prix de revient. Les autres on vous filera 10 balles et un Mars!
    Quelle belle société… En même temps les pauvres « graphistes » qui participent alimentent ce système

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